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Tome premier.
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244 PREMIÈRE PARTIE,

nales sont au contraire fins et touffus. Ils conservent encoreces caractères sur les plateaux élevés des Cordillères, patriepresque exclusive du lama et de l’alpaca.

La finesse et la quantité du poil ou du duvet augmentent,en général, à mesure qu’on avance vers les climats du pôle;le duvet le plus estimé des oies et des oiseaux du Nord, parexemple, et le plus recherché, celui de l’eider, est fourni parles environs du Spitzberg. Cette modification des caractèresdes poils est encore sensible pour des contrées relativementassez rapprochées; presque toute l’Europe fournit des poils delièvre à la chapellerie, mais les plus précieux sont ceux de laRussie; ceux d’Espagne au contraire sont les plus communs.Aussi l’industrie recherche-t-elle de préférence les matièresdes pays du Nord comme les plus feutrables et les plus propresaux vêtements les plus chauds.

Le pelage même des animaux fournit des exemples dignesd’être pris en considération par l’art vestimentaire. Dans lesclimats les plus septentrionaux, le poil des animaux est entière-ment blanc comme celui des ours de la mer Glaciale. Dans lescontrées où la température change, le poil blanchit à l’approchede la saison rigoureuse. Le renard, la belette, le lièvre, etc,offrent la preuve de ce fait remarquable. Les duvets, qui for-ment la partie la moins conductrice de la chaleur, sont en gé-néral incolores, ou très-légèrement nuancés.

Le blanc, généralement employé pour vêtement d’été, commebien moins pénétrable aux rayons solaires que les couleurs,devrait par conséquent être également recherché pour l’hi-ver, abstraction faite de toute autre considération que de ladifférence de sa conductibilité calorifique. Rappelons en effet,que les physiciens ont constaté que la perméabilité des corps aucalorique, est influencée par leur coloration. Si on enveloppeune surface chaude d’un tissu blanc, elle se refroidira moinsvite que si le tissu, toutes choses égales d’ailleurs, était de cou-