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leur. Dans l’expérience contraire d’un corps froid enveloppé dela même étoffe blanche, exposé à la même chaleur, s’échauf-fera moins vite que si l’enveloppe était teinte. Ces résultatssont la conséquence des propriétés émissives et absorbantesdes corps, le temps nécessaire à la déperdition ou au pas-sage de la chaleur étant proportionnel à celui de l’absorp-tion. Cette faculté varie avec les couleurs dans l’ordre suivant:blanc, jaune, rouge orangé, brun foncé, noir. C’est-à-dire quele blanc conserve le plus longtemps la chaleur du corps chaudqu’il enveloppe, ou le préserve le plus longtemps contre lachaleur extérieure. Le noir, au contraire, est la couleur qui lalaisse échapper et l’absorbe le plus rapidement. Si ces faits n’é-taient incontestables et expérimentalement prouvés, nous rap-pellerions à l’appui l’observation de tous les jours sur la faibleconductibilité de la laine blanche, qui la rend propre à con-server la glace, et l’excellent effet de la neige sur la terrelorsqu'elle précède la gelée. Elle lui sert d’écran protecteurdans ce cas contre le refroidissement brusque et les accidentsqui pourraient en résulter pendant la germination de la se-mence.
Si on n’examinait l’usage des vêtements qu’au point de vuede leur propriété calorifique, on serait par conséquent amenéà les avoir également blancs presque en toutes saisons. Seule-ment ils devraient être fourrés ou pelucheux, et envelopper lecorps assez intimement pendant l’hiver, tandis que la formeample d’une étoffe rase, commele burnous arabe, convient mieuxl'été. Mais la pluie, la boue, la fumée et la mode surtout despays civilisés en ordonneraient autrement, lors même que lesavantages du blanc pour tous les cas seraient à l’abri de touteobjection. Or, il n’en est pas tout à fait ainsi: les propriétéscalorifiques des vêtements blancs avaient été controversées,comme le fait remarquer M. le docteur Michel Lévy d
ans sonTraité d'hygiène,