246 PREMIÈRE PARTIE,
« Rumfort et sir W. Hom sont arrivés à conseiller des vê-tements noirs dans les pays chauds. Mais les expériences dudocteur Stark concilient heureusement les faits. En faisant re-marquer que, si le nègre de la couleur duquel on avait arguéabsorbe plus de calorique par sa surface, il le rayonne dans lamême proportion; de là une sorte de circulation du caloriquedans sa peau, dont la transpiration insensible augmente, etrend le corps plus frais.»|
Les anomalies apparentes des phénomènes naturels disparais-sent ainsi peu à peu devant l’observation de plus en plusattentivede la science. Les laits, appréciés avec précision, deviennentla plupart des fois le point de départ des progrès industriels.La laine, par exemple, n’est qu’une espèce de bourre animale,un poil naturel perfectionné par l’art agricole pour le faire pas-ser de l’état de jarre inemployableà celui de duvet propre à tousles usages textiles. C’est en s'inspirant des conditions naturellessous l'influence desquelles la toison se modifie ou acquiert telleou telle propriété, qu’on parvient à la transformer à volonté auprofit des arts. La constitution normale des poils ne pouvantêtre comprise que par la connaissance de l'organe producteurde toutes espèces de filament animal, nous ne pouvons nousdispenser d’en dire quelques mots qui intéressent directementle sujet qui nous occupe,
Organe producteur et mode de développement des fibres ani-males.— Nous dontions la description de l'organe producteurdu poil d’après les physiologistes, et surtout d’après MM. Du-crotoy de Blainville, Bichat, Winslow, Haller, ete., et afin derendre notre description aussi claire que possible, et d’en tirerles conséquences spéciales que nous avons en vue, nous y joi-gnons des dessins de cet organe, empruntés à un physiologisteallemand, M. Lorda. La figure 17 est une vue amplifiée de l’or-ganisme sous-cutané, depuis l’origine des poils jusqu’à leursortie de la peau, et la figure 18, est un de ces organes isolés