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Tome premier.
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390
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390 DEUXIÈME PARTIE,

pas remplacé partout l’ancien mode de graissage? Le préjugé,sans doute, a longtemps été un obstacle; mais il a dû céder àl’évidence, et l’on doit chercher ailleurs la cause de l’abandonde l’oléine par un certain nombre de fabriques, tandis qued’autres maisons n’ont cessé d’en faire usage avec succès, L’in-dustrie, par ses exigences de bon marché, a encouragé la vented'oléines insuffisamment épurées ou préparées dans des condi-tions défavorables au graissage des laines, Ces huiles n’ont paseu seulement pour effet de compromettre l’apprêt et même lasolidité de l’étoffe, en imprégnant les filaments de produits im-possibles à saponifier, qui devenaient des obstacles insurmon-tables au dégraissage, mais encore de faire de l’oléine un épou-vantail pour les ouvriers fileurs et tisseurs, dont les mainsavaient à souffrir de ces mêmes produits. Ce fait est tellementvrai, qu’une maison qui à compris les causes de l’insuccès del'oléine, s’est fait une clientèle considérable, en purifiant la martière comme nous le faisions nous-même autrefois.

$ 1.— Comparaison des différents modes

de graissage employés.

Les différents liquides en usage sont: l’huile d'olive, decolza, d’arachide et l’acide oléique, dit à tort o/éine. Ces huilessont employées tantôt pures, tantôt mélangées par le filateur,ou clandestinement par le vendeur, et tantôt à l’état d’émulsionau moyen d’une eau alcaline ou savonneuse. On à parfois aussiproposé d’autres liquides onctueux, tels qu’une décoction deguimauve, de graine de lin et même du lait. Ces derniers, employés purs ou à l’état d’émulsion, sont restés comme desessais et paraissent être généralement abandonnés, Les diverseshuiles sont seules en usage. Si, au lieu de les employer sansmélange, on en fait souvent des émulsions, c’est uniquement