458 DEUXIÈME PARTIE,
entre les cylindres ON et les barres I, pendant le contact, leurpermet d'acquérir une résistance suffisante par leur assem-blage, une fois qu’elles ont fourni la longueur exigée.
Les transmissions de mouvement dont nous avons indiqué,chemin faisant, les principales, sont analogues à celles de làplupart des continus. Les bobines R tournent librement autourde la broche sur un cadre ou porte-système U, animé d’unmouvement vertical de va-et-vient ou de monte-et-baisse, dé-terminé par les leviers VV et les galets XX. Ces galets effectuentune révolution circulaire alternative, au moyen d’un mouve-ment d’excentrique à cœur, que la figure ne montre pas, maisdont on se rend facilement compte. Le porte-système est garnid’anneaux circulaires T T, autour desquels peuvent glisser lespetites bagues S S. Le fil passé dans ces bagues, avant d’êtrefixé à la bobine, les entraîne dans le sens du mouvement de làbroche. Il en résulte une friction et, par suite, une différencede vitesse entre la bobine et la broche qui permet l’envidage.
On voit, par ce qui précède, que le fil ne flotte pas sur le con-tinu comme sur le mule-jenny et n’est plus abandonné à lui-même sur une longueur considérable représentée par l’étenduede l’aiguillée. Les fibres étirées sont immédiatement assembléespar l'organe de torsion: de là une plus grande régularité dansla confection du fil qui se rapproche davantage du cylindre parfait; de là aussi une plus grande rigidité dans le produit. Lecontinu est donc, comme il a été dit plus haut, particulièrementapte à la production de la chaîne, qui, avant tout, doit être ré-gulière et solide, tandis que le mule-jenny donne une trameveule, élastique, un peu irrégulière, il est vrai, mais dont ledéfaut même est quelquefois une qualité en facilitant l’enchevè-trement des fibres au feutrage.
Surboudineuse.—La surboudineuse Vimont(fig. 4, pl. XXV)serait plus naturellement placée entre la carde et le métier àfiler, car cette machine a pour but, ainsi que son nom l’indi-