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Tome second.
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TISSAGE. 5drapés que pour les articles lisses les plus ordinaires. Ceserait, en effet une fâcheuse erreur de compter sur les trans-formations ultérieures, sur le foulage et les apprêts, pour cor-riger les défauts du tissage. Ces apprêts développeraient alorssensiblement les défectuosités. Le produit serait infailliblementirrégulier de force et de qualité, si l’entrelacement au tissagen'avait lieu dans des conditions de tension uniforme et sanssolution de continuité, tant des fils de la chaîne que de ceux dela trame. Or, la réalisation de ces conditions dépend des opé-rations préparatoires, de la dernière surtout, du montage de lachaîne sur le métier et des circonstances dans lesquelles lesfils se meuvent pour s’enchevêtrer pendant le tissage. Il y ades chances d’irrégularités: si la tension ne reste pas la mêmesur toutes les branches de la chaîne; si la trame ne se déroulepas uniformément, ou si elle n’est pas également serrée surtoute la largeur; si le battant n’agit pas toujours dans les con-ditions identiques et avec la même intensité, ou si un fil rompun’est pas rattaché avec soin. Dans ces différents cas, les consé-quences sont également fâcheuses, soit que l’on produise desunis ou des articles façonnés par la chaîne ou par la trame.Dans le premier cas, le tissu ne présente plus le caractère d’uni-formité et d’homogénéité, et les qualités recherchées avec tantde soin et de raison; dans le second, l’effet des dessins est trou-blé et altéré par certaines défectuosités bien connues dans lapratique; dans les deux cas, les barrages susmentionnés, quine se manifestent que trop souvent par des causes variablessont ici le résultat de l’imperfection du tissage. La propaga-tion du tissage automatique présente plus de difficulté pour ladraperie que pour les étoffes étroites en fils plus solides. Auxdifficultés techniques vient s'ajouter la division actuelle dutravail, c’est-à-dire l’existence des ateliers des tisserands pro-priétaires de leur matériel amorti, auxquels le tissage automa-tique ne peut faire concurrence qu’avec un outillage d'un