12 TROISIÈME PARTIE,
différence de surface entre la chaîne ourdie et la pièce tis-sée, résultant des courbures déterminées par les entrelace-ments entre les deux systèmes de fils(chaîne et trame). Ledéveloppement de ces courbures est en raison directe du nom-bre des entre-croisements et des grosseurs des fils, et en raisoninverse de l’allongement résultant de leur tension. Le retraitvarie par conséquent sur la longueur, avec le nombre des pe-tits ares des fils de la chaîne autour de ceux de la trame, et,sur la largeur, en raison de ceux de la trame autour de ceux dela chaîne. L’embuvage peut, par conséquent, être proportionnelau nombre des entrelacements, ou varier sur les deux sens,suivant que les numéros des fils et leurs tensions sont lesmêmes ou diffèrent pour les deux séries. Si les fils de la chaînesont les plus gros, le retrait sur la longueur sera proportionnel-lement plus fort que sur la largeur. Dans le cas contraire,si le numéro des fils de la chaîne est plus élevé que celui de latrame, l’effet sera inverse.
Moins il y a d’écart entre les titres des fils de la chaîne et dela trame, moins il y a de tension sur la chaîne, et plus le tis-sage sera facile.
‘Une tension trop forte de la chaîne rend le travail difficile,énerve la matière et donne un tissu roide et carteux. Une ten-sion insuffisante au contraire, augmente la quantité d’embu-vage en longueur, et donne une étoffe molle et irrationnelle-ment préparée pour le foulage.
La tension de la chaîne résulte de la charge exercée surson ensouple par le frein ou le poids agissant sur son axe, etpar la plus ou moins grande inclinaison des fils sur le métier.On a donc deux moyens de la modifier et de la régler.
La tension de la trame provient du plus ou moins de ser-rage du fil de la canette, de la vitesse de son déroulement,de l’effet du battant et de son mode d’action. Pour les lainessurtout, il serait rationnel de remplacer le choc par la pres-