28 TROISIÈME PARTIE,
tude. Cette colle, qui se caractérise par l’addition d’un corpsgras très-onctueux, dont la glycérine, corps neutre et solubledans l’eau lorsqu’il est pure, forme la base, nous paraît rem-plir toutes les conditions d’une bonne préparation, et méritepar conséquent d’être expérimentée avec soin.
Appareils à encoller.— Autrefois on procédait, et dans cer-tains établissements on procède encore, par une simple im-mersion de la chaîne dans le vase contenant la colle tiède; ona soin de bien la tremper pour l’imbiber parfaitement, puison la sort en exprimant à la main et par le tordage l’enduitsuperflu. Ce moyen primitif est presque partout abandonné etremplacé par l’appareil suivant:
Fig. 7, pl. XXVIIT. B est le bac ou vase contenant la colle,placé dans un bâti quelconque; la chaîne H y est developpée surdes rouleaux-guide ÿ, ÿ, puis passée sous les rouleaux 7, 7, placésdans la colle. L’extrémité de la chaîne est engagée dans une es-pèce d’entonnoire, puis embarrée autour des rouleaux o, o', 0”,0", les deux premiers sont animés d’une certaine vitesse corres-pondant à un développement de 15 à 20 mètres à la minute,au moyen de la commande de deux roues droites R, R’, mises enmouvement à la main par la manivelle M. Parfois l’entonnoirest remplacé par des cylindres de pression, dont les tourillonspeuvent coulisser dans des montants verticaux, et être rappro-chés et serrés plus ou moins par des vis. À la sortie de cet ap-pareil, la chaîne est plus ou moins bien encollée; on l’étendalors à l’air ou dans un séchoir, on égalise encore quelquefoisl’enduit à la brosse, et on fait sécher.
Appareil automatique.— 1 suffit de connaître la méthodeprécédente et les conditions à remplir, pour comprendre tout cequ'elle laisse à désirer: aussi a-t-on eu l’idée, depuis quelquetemps, de s’inspirer des belles dispositions employées pour leparage et l'encollage des fils du coton et du lin, pour perfection-ner celle destinée aux laines. La grosseur des fils, leur peu de