52 TROISIÈME PARTIE.doublés et retordus, se tissent-elles depuis longtemps automa-tiquement. Les métiers diffèrent à peine dans les deux cas.Mais les chaînes en fils de laine cardée simples ne peuventêtre tissées que par un mouvement lent, pour éviter les rup-tures occasionnées par les actions trop brusques. Ces accidentssont cependant moins fréquents lorsque la chaîne est partieu-lièrement soignée et filée au continu, préparée et surtout en-collée avec soin. Ne pouvant donner les différentes dispositionsde métiers proposés, nous décrivons ceux qui nous ont parles plus simples pour les unis et les façonnés: leur descriptionsuffira pour faire comprendre les modifications de toutes es-
pèces ayant le même but.$ 4.— Métier automatique à tisser les draps lisses.
La planche XXXII représente le métier de la constructionde M. Mercier. La figure 1 est une vue de côté à un bout; làfigure 2, celle de l’autre bout du métier et la figure 3 lemontre de face en long, du côté du battant, et par conséquentde l’ensouple de l’étoffe.
Disposition générale des organes.
a, b, c, d, bâti en fonte.
T est l’ensouple sur laquelle se trouve montée la chaîne;*chaque extrémité de ce rouleau T se trouve un frein de serrag@f, f, afin de donner la tension voulue aux fils, en raison deleurs caractères et de l’article à tisser.
T’ est un cylindre sur lequel la chaîne vient se déroulé#régulièrement pour se rendre dans les mailles des lamesIl remplit les fonctions de la poitrinière indiquée dans l#description du métier ordinaire. Il est monté sur un levie#vertical qui a son point d’appui au bâti. Ce levier est susceptible de prendre uu mouvement de recul à un instant