62 TROISIÈME PARTIE.
que possible à la détermination de la longueur de la trame,|il ne faut pas perdre de vue l’effet produit par l’embuvage;(chap. xu1,$ 2).:
À ce moyen de comptage direct, et de caleul de la longueurde la trame, on pourrait ajouter un compteur automatique du|nombre de duites chassées dans un temps donné; mais nous ne
le mentionnons que comme un accessoire offrant peu de ga-rantie. Ce genre d’instrument devient inutile lorsque le tisse-
pren
rand est loyal et délicat, et sans objet, lorsqu'il ne l’est malheu-reusement pas. Sous ce rapport les compteurs de duites ontbeaucoup d’analogie avec ceux proposés pour les voitures pu-bliques, dont les cochers infidèles se soucient fort peu. Quelquepeu mécanicien que soit un tisserand, il trouvera toujoursmoyen de se mettre à l’abri du témoignage accusateur de soncontrôleur automate.
S$ 4.— Prix de revient du tissage automatique.
Quoique les données ne soient ni nombreuses ni constantessur les rendements des métiers automatiques, les conditions dutravail variant plus que dans la plupart des autres spécialités,nous allons chercher à nous rendre compte des dépenses né-cessaires à un résultat déterminé.
Un tissage mécanique se compose des machines prépara-toires, telles que ourdissoirs, encolleuses, trameuses, et des mé-tiers à tisser.
Pour opérer économiquement, il est convenable d’avoir aumoins un assortiment de machines, c’est-à-dire le nombre demétiers pouvant être desservis par un ourdissoir et une encol-leuse. Quoique nous ayons précédemment rapporté qu’uneencôlleuse peut desservir 60 métiers, il est néanmoins pru-
dent en commençant les travaux de ne compter que sur 40,