DU FEUTRAGE ET DU FOULAGE. 151de surfaces qui ont subi un commencement d'agrégation.Le feutrago détermine non-seulement une transformationMécanique de la masse en augmentant l’épaisseur du produit€n raison de la diminution de la surface, mais aussi un chan-Sement de volume de la substance, déduction faite de l’air etdes vides interposés. Le rapport des volumes, avant et aprèsle leutrage, correspond à uné quantité particulière de retraitqu’il est convenable de désigner sous le nom de retrait phy-Stque ou du feutrage, pour le distinguer du retrait mécaniqueSU embuvage, résultant du rapprochement exclusif des fibres@t des fils dans les diverses transformations ordinaires. Le re-trait physique ne commence que lorsque l’embuvage produisant© retrait ordinaire est arrivé à sa limite.
Les substances non feutrables ne sont affectées que par leletrait mécanique. L'action prolongée au profit des substancesSusceptibles de feutrer détériorerait celles qui ne sont pasdouces de la propriété feutrante. Le rapport entre les sur-faces avant et après leur confection est en moyenne de 1/10au tissage(chap. x,& 2), tandis que le rapport du retrait auCutrage dépasse souvent 50 pour 100. Le poids de l’unité deSutface est plus que doublé par le feutrage, et il change àpeine par l’embuvage. Les fibres animales en général, excepté© soies, sont feutrables à divers degrés; les unes ont besoind'une préparation pour feutrer hésutibonment et rapidement,$S autres n’en ont pas besoin; les poils en général sont dans$ premier cas et les laines dans le second.
Les filaments comparés avant et après avoir subi l’action duSutrage ne présentent aucun changement dans leur composi-lon chimique; leur état physique seulement s’est modifié, leurPpacité à diminué, la demi-transparence de la surface inté-“leure s’est étendue jusque vers les bords, les spires ou hélices€ sont l'approchées, les brins se sont raccourcis, ils se sont con-‘ontractés et sensiblement affinés.