Band 
Tome second.
Seite
290
JPEG-Download
 

290ressuie la pièce et fixe les résultats du lainage. Certains articles,tels que les molletons, les couvertures ou autres à long poil,ne reçoivent souvent d’autres transformations après le lainag®

QUATRIÈME PARTIE.

que des séchages aux rames et des pressions à la presse hydrau-lique. Mais pour tous les produits unis ou façonnés de la dra-perie, le tondage réitéré est indispensable; nous avons par colséquent à décrire les machines usitées à cet effet, après avoirdit un mot de la force motrice consommée par le lainage-

Force motrice nécessaire au lainage.— La force motricenécessaire pour faire tourner à vide une lainerie d’un systèmedonné reste constamment le même et ne varie qu’avec le gen"?de machine. Il est évident que les machines à deux tambourssont sensiblement plus lourdes que celles qui n’ont qu’un ofgane à chardons; mais ce qui constitue surtout la variation de làconsommation de travail, c’est la résistance plus ou moins grandedu tissu.

La force absorbée par une machine ordinaire à un tan”bour marchant à 115 tours et lainant une nouveauté d’été serëde-20 à 25 kilogrammètres ou à peine un tiers de cheval. pourun drap lisse ordinaire, cette dépense sera d’un demi-cheyal environ, et pour des étoffes fortes, telles que des cuirs-laine, parexemple, elle s’élèvera à près d’un cheval et même au delà.

Aussi le prix à forfait du loyer de la force motrice d’une Jai-nerie simple varie-t-il, en Normandie, entre 900 francs el1050 francs par an. La force nécessaire à une lainerie doubleaugmente en raison du nombre des contacts et des points oùl’étoffe joue en quelque sorte le rôle de frein; la dépense dece chef pourra s’élever parfois au double de celle qui vientd’être indiquée.