APPAREILS ET MACHINES A TONDRE. 291
CHAPITRE XXIV.
TONDAGE,— APPAREILS ET MACHINES A TONDRE.
Le nom de cette opération caractérise son but sans le pré-ciser complétement. Elle a pour objet de couper à une égalehauteur, après les avoir relevés, tous les filaments plus ouMoins couchés et développés par le lainage. La surface du tissuterne et parfois ondulée acquiert de cette facon une apparencelisse et un certain brillant, variable avec la nuance et la hau-leur du duvet ainsi formé. L'effet est d'autant plus sensible,Plus réussi et plus flatteur à l’œil, que les filaments sont plusins et leur quantité plus considérable. T1 est, par conséquent,important d'atteindre tous ceux que peuvent fournir les fils en-telacés ou les surfaces leutrées, en agissant sur eux aussi inti-Mement que possible. C’est là, après l'égalisage, le second butdu tondage; en raccourcissant la hauteur du duvet après l’avoirledressé, il rend le produit plus accessible à un nouveau lai-Tage, et permet d'atteindre de nouvelles fibrilles de laine qui«aient échappé à l’opération précédente; la perfection du gar-Nissage sera par conséquent, toutes choses égales d’ailleurs,btoportionnelle au nombre de lainages et de coupes pratiquésÏernativement et successivement. Ce nombre doit nécessaire-Ment varier en raison du genre et de la qualité du tissu; nousftaminons et étudions plus loin les errements suivis à ce sujet,près avoir décrit tous les appäreils et machines dont les ap-brêts disposent.
Anciennes forces employées autrefois au tondage.— Jus-TW'au moment où Douglas introduisit la tondeuse
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automatiqueon se servait, pour opérer la tonte ou tonture,lormes ciseaux représentés isolément, fig. 1, pl. XLVII,