312 QUATRIÈME PARTIE,parce que les supports de leurs axes sont à coulisses sur lesbâtis de la machine.
Par cette disposition générale de l’appareil, on voit que l@tonte s’effectue d’une manière continue, sans aucune interrup”tion; l’étoffe, cousue par ses deux extrémités, forme une piècesans fin; on la fait passer sous l’action des couteaux autant defois qu’on le juge nécessaire, sans se déranger, sans que l’ou-vrier ait besoin de s’en occuper. Il lui suffit de vérifier si toutesles pièces de la machine travaillent convenablement, et d’ar-rêter ou de modifier la marche quand il le croit utile.
La modification du support de l’organe principal de latondeuse que nous venons de décrire, constitue un véritableprogrès, et complète les divers systèmes en usage.
Production.— Le drap à tondre est entraîné ici encore par làrotation d’un rouleau garni de panne d’un diamètre de 0",16;et tournant avec une vitesse uniforme de 7',6 à la minute, correspondant par conséquent à un développement de 3,820;Pendant le même temps, le cylindre tondeur d’un diamètre de0",112, et garni de 8 lames à hélice, fait 750 tours.
Il en résulte que les 3”,820 de draps qui passent dans l’ unitéde temps reçoivent l’action de 6,000 passages de lames; don“entre une spire de l’hélice et la suivante passent 0",60 de tissUQuant à la Lutte totale d’une coupe, si la pièce a par exemple
52 mètres, sa= 13,60 ou environ 4 coupes à l’heure. Dansla pratique on admet généralement 14,5.
Si l’organe tondeur était garni de 10 lames au lieu de 8;nombre d’actions des lames avec la même vitesse serait pa”conséquent de 750 X 10= 7,500, c’est-à-dire que la longue"de 3”",820 recevrait sur toute sa largeur 7,500 coups de rasoirsà la minute, agissant chacun sur la distance de 1/2 milite
Au moyen de ces éléments on pourra se rendre compte,“priori, du temps nécessaire et de la dépense du tondage d'un
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