338 QUATRIÈME PARTIE,
battage comme opé ration fondamentale, il a été beaucoup parléde cette pratique. De nombreuses contestations ont été soule-vées sur le caractère de nouveauté de ce genre d’apprêts, et,comme toujours, les uns ont voulu nier l’originalité du moyenet ses conséquences avantageuses, d’autres ont cherché à luidonner une extension anormale et à revendiquer des résultatsindépendants du battage. Consulté nous-même par la justicesur les points techniques soulevés par ces discussions, nousavons tout d’abord reproduit la théorie du procédé, telle quenous l’avons établie depuis plusieurs années dans notre ensei-gnement du Conservatoire.
En principe, disions-nous, l’apprêt nouveau à pour but d'a-jouter aux moyens généraux employés pour apprêter les lainagesfoulés et drapés une action mécanique spéciale, le battage.
La période du travail à laquelle cette action doit avoir Jieuet l’état de l’étoffe qui doit la subir ne sont pas sans influencésur la réussite: c’est après les opérations du foulage et du Jai-nage et sur l’étoffe humide ou fraîche qu’elle doit être appli-quée; c’est donc sur une étoffe de laine qui, après avoir étfeutrée, a diminué plus ou moins de surface.
Pour certains articles, la diminution est de la moitié sulargeur et d’un tiers à un huitième sur la longueur; c ue dirêqu’une pièce ordinaire de 76 mètres de nouveauté, sur 2»,20de largeur moyenne avant le foulage, n’aura plus que 66 ASsur 1”,36 à 1",40 après.
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Il s'ensuit que les fils, dans ce cas, se sont non-seulementrapprochés jusqu’au contact, mais mariés d’une façon si intimesqu’il y a eu forcément enchevêtrement des brins élémentairesqui les constituent, comme si on les avait feutrés directement,sans les avoir préalablement filés.
La surface réduite après le foulage est done relativembien plus riche en fibres laineuses qu’elle ne l’était avant-Seulement, comme le choe ou la pression énergique exercé
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