342 QUATRIÈME PARTIE,
H résulte des observations qui précèdent:
Que toute action mécanique qui mettra la force élastiquedes fibres en activité pour la faire réagir suffisamment pourraopérer leur redressement et former une surface à poils de-bout; le passage du tissu sur une règle angulaire douée d'unmouvement de rotation et tournant à l’envers de l’étoffe humide,déterminera un effet d’autant plus sensible à l'endroit, quela vitesse de l'appareil sera plus grande. L'action rapide desaiguilles d’un cylindre garni de ruban de carde dans la surfaceà apprêter, ou des cardes à main, l’agitation même de lapièce dans l’air, sont des moyens qui, sans être identiques aubattage, peuvent, lorsqu’ils sont convenablement appliqués,donner des résultats analogues à ceux obtenus par cette actionmécanique. Il y a cependant cette différence entre ce derniermoyen et les autres, que le battage bien fait réussit indistine-tement dans tous les cas et pour tous les genres d'articles,tandis que ceux qui viennent d'être indiqués n’agissent pastoujours avec l'énergie voulue, et n’atteignent pas avec la mêmecertitude et la même sécurité la partie contenant les filamentsles plus resserrés de l’étoffe.
Les cylindres à aiguilles, par exemple, si propres à la préparation des surfaces non foulées, où la recherche du poil estfacile, peuvent compromettre la solidité de la tissure, lorsqu'onles emploie à l'apprêt d’un article très-serré, dont les filamentsont été énergiquement condensés au foulage, ou si l’on n’agitpas progressivement, avec prudence et à plusieurs reprises.
Quelle‘que soit d'ailleurs la manière dont le redressementdu poil a été obtenu, il sera permanent ou momentané, sutvant l’état dans lequel le tissu a été tondu et séché.
Le duvet restera perpendiculaire à la direction de la chaîne,si on le laisse sécher une fois relevé; il sera, au contraire, plusou moins incliné ou couché, suivant qu’il aura subi les opérations voulues à cet effet. La régularité de la direction du poil
et
désumiim
toi
foitoipeda
nidese