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Tome second.
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APPRÊTS VELOUTÉS. susde la laine et de certaines autres matières qui peuvent être con-densées et redressées mécaniquement par le choc ou la pres-sion, sans être détériorées, que sont dus les caractères des tissusà filaments debout. L'intervention d’un certain degré d'humi-dité dans l’étoffe au moment de l’application de l’apprêt à poilsdroits a pour but d'augmenter la flexibilité et la faculté natu-relle du glissement des fibres, de les isoler les unes des autres,de les faire flotter en quelque sorte, et de les soustraire auxchances de rupture.

L'opération pratiquée sur le tissu sec réussit mal: les fi-laments ne pouvant se dégager convenablement les uns des au-tres, l’effet se produit irrégulièrement et seulement à la sur-face, en laissant des traces sensibles des chocs. Si l’étoife esttrop mouillée, au contraire, la charge de l’eau contre-balancel’action de la force élastique des filaments, et s'oppose à leurredressement: le résultat est encore défectueux.

Enfin, si les filaments sont d’une grande finesse et d’uneélasticité proportionnelle à leur ténuité, comme ceux du cache-mire, par exemple, ils se redresseront sous l’action du choc etse vrilleront aussitôt spontanément, comme les poils de cer-taines fourrures naturelles, surtout si on leur fait subir uneaction rétractile assez brusque par le séchage.

Le jaillissement de l’eau, l'apparence du brouillard dont ilest question dans les brevets, n'est que la conséquence de l’ac-tion mécanique qui extrait l’humidité des filaments. Ce fait estun effet accessoire et non une cause déterminante des résultats.

Une fois la surface garnie de filaments verticaux par lesMoyens qui viennent d’être exposés, l’étoffe, si elle ne doit êtreratinée, c’est-à-dire avoir des filaments roulés, est plus ou moinsfondue, comme à l’ordinaire; cette tonte peut être pratiquéeSur le tissu humide ou sec, sans troubler l’apparence du poildroit, quoiqu’on insiste en général sur le séchage préalableà la tonte.