LAMACHINES A MÉTRER. 357
dans‘la chambre g; de plus, l’envers du drap, entraîné par lecylindre presseur, garni d’un feutre à cet effet, force l’endroitdu drap à frotter sur la table polie /; par ce frottement lespoils du drap se trouvent couchés et pressés en même temps.
Dans la presse hydraulique ou à vis, pour laquelle on emploiedes cartons, cet effet n’est pas aussi sûr, les filaments se trou-vent pressés dans la position qu’ils occupaient lors de leurentrée en presse.
Dans la presse à chaud, au moyen de plaques chauffées aufeu, les plis du drap les plus voisins des plaques se trouventnaturellement exposés à une chaleur plus forte que les autres;de là une certaine irrégularité d’elfet. Dans la machine à augedont il s’agit, le drap paraît soumis à une chaleur uniformedans toute sa longueur.
La table /, en forme d’auge, est la pièce principale de la ma-chine; car, si la pression avait seulement lieu entre deux cylin-dres, l’effet du frottement de l’endroit du drap sur l’auge n’exis-tant pas, les poils ne seraient plus forcés de se coucher; l’augepermet non-seulement de coucher les fibres, mais elle fait aussi,
par sa largeur, que le drap reçoit la chaleur plus longtempsque si la pression avait lieu seulement entre deux cylindres.
$ 2.— Pliage et métrage.
La draperie est de toutes les étoffes celle pour laquelleles machines à plier et à métrer simultanément sont au-Jourd’hui le moins employées. Cela tient à deux motifs:1° aux épaisseurs différentes des nombreux articles de la spé-clalité, qui rendent l’usage d’une seule plieuse automatiqueassez difficile avec une égale précision; 2° à la quantité relati-Vement peu importante à plier à la fois dans les manufacturesMême les plus considérables. Nous ne parlons ici, bien en-tendu, que du pliage lorsque la pièce est terminée, attendu