370 QUATRIÈME PARTIE.que le chardon lève le poil en biais, afin de ne pas trop écarterles'mailles.
Quant à l’apprêt du fond des bonnets, il est pratiqué de lamanière suivante:
Sur l’axe des poulies« et de la roue à, est la roue d'engre-nage ÿ, mise en rapport avec la roue» par une chaîne à la Vau-canson; sur l’axe de la roue% se trouve une roue?, qui en-grène elle-même avec la roue Æ; l’axe v de cette roue reçoitun pas de vis sans fin qui fait tourner la roue o, montée surl’arbre des formes 1, qui reçoit, par conséquent, un mouve-ment de rotation.
La figure 1 représente la roue o et la vis sans fin de l’axe,en détail figure 12.
La même roue sert, du reste, à faire mouvoir les formes 2au moyen des roues /, m, n, avec vis sans fin sur l’arbre m.
Les figures 3 et 4 font voir le mécanisme employé pourfaire mouvoir les poupées et chardons servant à apprêter ledessus des fèzes; avançant ou reculant, la bielle à ou z(fig. 10)fait osciller, au moyen du bras de levier 4(fig. 2), la tige 5,à l’extrémité de laquelle est placée la poupée 3(fig. 3), qui porteles chardons.
Il y a donc, dans cette première machine, deux mouvements*mouvement des formes et mouvement des poupées ou porterchardons; et, comme, au moyen de vis de rappel, on peut ap”procher plus ou moins les formes ou les incliner à divers degrés»il en résulte qu’on peut apprêter ces articles à un point quel-conque.
L’apprêt étant une fois donné, on place les fèzes sur leursformes pour les tondre, ainsi que l'indique la machine figures 5et 6, dans laquelle il y a encore mouvement simultané desformes /, m, l', m' et des cylindres tondeurs 9, 4.
L'outil tondeur, par sa forme en hélice, offre des avantagesdéjà analysés pour le tondage des tissus aussi approché que l'on