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378 QUATRIÈME PARTIE,
mentionnée. Cette addition consiste en un tube chauffé par lavapeur à l’intérieur et au-dessus duquel on fait passer l’étoffeà sa sortie de la machine. Sur notre question, l’on nous a ditqu’il avait pour but d’adoucir le tissu. Cette réponse ne noussatisfaisant pas, nous nous sommes demandé si ce séchage par-tiel d’une étoffe mouillée à sa sortie de la machine à chardonnern'aurait pas pour but d’évaporer une certaine quantité d’hu-midité, afin que la pièce, au lieu d'arriver mouillée à l’opérationsuivante, s’y présentât seulement humide ou fraîche. Ce motifnous a d'autant plus-frappé que nous n’avons remarqué l’appli-cation de ce tuyau de vapeur qu’aux tissus destinés à devenirdes velvets. Quoi qu’il en soit, immédiatement après cette opé-ration, l’étoffe est en général portée à une machine spéciale,qui peut varier dans ses dispositions de détails, mais dont l’or-gane principal consiste en un cylindre garni de rubans de cardes-C'est donc un cylindre dont la circonférence est hérissée d’unequantité considérable d’aiguilles fines, très-rapprochées lesunes des autres,
Ces aiguilles, presque droites, sont plus ou moins longues;appliquées sur de la peau ou sur une toile qui enveloppe inti-mement le cylindre, elles tournent avec lui lorsqu’on lui im-prime un mouvement de rotation.
Pour redresser les filaments à la surface du tissu, l’on faitpasser celui-ci sous ce cylindre hérisson, qui tourne en sensopposé à la direction donnée au drap par un rouleau qui l’at-tire. Les aiguilles, dans des conditions de longueur, de finesseet de vitesse convenables, pénètrent plus ou moins dans la sur-face des filaments, les agitent et les redressent, si le tissu n’estni sec ni trop-mouillé, mais frais.
L'opération du redressage se renouvelle d’ailleurs à plu-sieurs reprises; quelquefois, au lieu d’un cylindre à aiguillesmétalliques, l’appareil en à deux, pour opérer plus sûrement etprogressivement. Les aiguilles du premier sont alors plus es-
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