APPRÊTS DES"TISSUS. 379pañées et moins fines que celles du suivant; le tissit se trouveainsi exposé à une action méthodique. Nous avons pris deséchantillons de la pièce avant et après lui avoir fait subir cetteaction des aiguilles, et nous avons pu nous rendre compte deleur efficacité à produire le redressage complet des fibres aprèsun certain nombre d'opérations bien faites. D’ordinaire, le tissuest soumis deux ou trois fois à l’action des aiguilles, puis tondu,puis de nouveau apprêté deux ou trois fois au cylindre à ai-guilles, puis tondu une seconde fois; enfin, pour le terminer,il est soumis une troisième fois aux aiguilles et à là tondeuse.Ces combinaisons peuvent naturellement varier avé la qualitédu produit, le fini que l’on veut obtenir et la disposition plusou moins rationnelle de la machine.
Remarquons incidemment que, par la disposition de ces cy-lindres à rubans de cardes et des directions opposées des mou-vements relatifs du tissu à apprêter et des aiguilles, les fibrespeuvent être constamment relevées dans le même sens et êtredressées aussi parallèlement que possible, si d’ailleurs la lon-gueur des aiguilles et la rapidité de leur action sont convena-blement combinées. Le même effet n’est pas tout à fait possiblepar le lainage à poil et à contre-poil. La direetion des crochetsdu chardon naturel et le mouvement qui leur est imprimé parrapport à celui du drap, dans l’opération désignée sous le nomde lainage à poil et à contre-poil, ont pour résultat de donner desfllaments qui sont moins couchés, il est vrai, que par le gar-nissage effectué dans une direction unique, mais qui sont eñgénéral enchevêtrés en sens opposés, au lieu d’être paralléliséset peignés debout. Les industriels anglais préfèrent donc avecraison l’action du cylindre à cardes au lainage à poil et à con-tre-poil, pour apprêter les velvets. Ceux-ci, après leur passageSur ce cylindre spécial, passent à la tondeuse.
Cette tondeuse n’offre rien de particulier, si ce n’est la dis-position d’une espèce de règle tournante à deux ou trois ailes