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Tome second.
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APPRÊTS DES TISSUS. 381

poils, couchés et brillants, principalement utilisé pour cou-vertures de voyage, pour vêtements de femmes, ete. L'indus-trie anglaise excelle dans ce genre de fabrication, dont laplupart des produits sont en chaîne coton.

Depuis dix ans environ, si nos renseignements sont exacts,on est parvenu à filer des poils d'animaux plus courts etplus fins, provenant en partie d’un triage plus complet desmasses ou des brins courts du peignage, et même d’une impor-tation de matières spéciales, composées de filaments plus courtset plus fins, et par conséquent moins propres aux tissus à longspoils couchés et ondulés qu’aux étoffes rases foulées ou à poilsd’une hauteur intermédiaire.

On eut alors l’idée(vers 1849 et 1850), nous a-t-on assuré,de faire avec ces poils une étoffe veloutée spéciale, qu’on dé-signa sous le nom de peau de veau marin(sealskin). Elle futsurtout remarquée par le caractère brillant de la surface du-veteuse.

Un fabricant de Oakes, près Hudderfield, M. BenjaminCrosland, aurait été le premier à fabriquer cet article.

Il procédait de la manière suivante, d’après ce qu’il nous àexpliqué lui-même sur les lieux.

Après le lainage appliqué comme à l'ordinaire, la pièce,Séchée ou presque sèche, passait sur une brosse circulaire quiavait un mouvement de rotation en sens inverse de la directiondu poil, le relevait par conséquent avant le tondage, qui ter-minait les apprêts: on n’obtenait ainsi qu’un produit impar-fait, la direction du duvet laissait à désirer et n’était pas per-manente. L’étoffe manquait surtout de brillant, ce qui était undéfaut grave pour ce genre de tissu. Pour remédier à cet in-convénient, M. Thomas Witham, l’ingénieur de la maisonA. S, Henry et C, d’Hudderfield, eut l’idée d'appliquer auxapprêts des sealskins un très-ancien procédé, presque entière-ment abandonné depuis l’introduction de la vapeur dans les