380 QUATRIÈME PARTIE,
(un babillard), que l’on fait mouvoir rapidement sous le drapqui se rend aux lames de l’organe tondeur. Cette règle ou es-pèce de moulinet, qui était autrefois en usage pour secouer làpoussière ou la tontisse au tondage, a été modifiée en appa-rence; on a allongé les petits appendices pour en faire de véri-tables ailes qui, par une accélération de vitesse, produisent uneffet analogue à celui du battage proprement dit, que nousn’avons vu pratiquer nulle part en Angleterre,
Une fois le velvet tondu pour la dernière fois, il ne resteplus qu’à le ramer à ses dimensions pour qu’il soit terminé etprêt à être livré.
$ 5.— Caractères et apprêts des sealskins.
Avant d’exposer les divers détails de la fabrication de cegenre de tissus, il n’est pas inutile d’indiquer l’origine de leurcréation, telle qu’elle paraît être admise par la notoriété purblique en Angleterre, et surtout dans le Yorkshire. L’on faitdepuis un temps immémorial, en Angleterre, des étoffes endiverses matières, employées sous le nom de mohair, qui,selon le dictionnaire, veut dire poil de chien de Turquie. lln’en est pas moins vrai que la masse du mohair consommé enAngleterre est composée en poil de chèvre, de chevreau etautres dépouilles de peaux d'animaux plus ou moins bien dé-terminées. Nous entrons dans ces détails sur la désignationpratique du mot mohair, parce qu’elle a soulevé des discus-sions sans motif. Ces matières sont employées pures ou mélan-gées, suivant leur prix et la valeur de l’étoffe que l’on veutobtenir.
Pendant longtemps on n’a pu se procurer que des poilstrès-longs et d’une finesse variable. C’est avec ces substancesque l’on faisait et que l’on fait encore un article spécial à long*
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