APPRÊTS DES TISSUS. 383terne d’eau amenée à l’ébullition. L'action est prolongée plusou moins longtemps et à plusieurs reprises; ordinairement onles y laisse une nuit à chaque immersion,
Les pièces sorties du liquide en ébullition sont déroulées,’lainées de nouveau, comme précédemment. Puis elles sontbouillies de nouveau toute une nuit.
Elles sont lainées encore une fois, puis portées à la teinture.
Après la teinture, on les tond en relevant le poil par l’undes moyens que nous avons précédemment indiqués.
Enfin, on rame comme à l'ordinaire, pour établir la pièceaux dimensions voulues et pour la laisser entièrement sécherSous une tension suffisante pour faire disparaître toutes espècesd’inégalités.
Arrivé à cet état, le sealskin présente les caractères quenous avons analysés précédemment.
$
6.— Origine des procédés appliqués aux sealskins.
Les procédés spéciaux du débouillissage, après avoir relevéle poil d’une certaine façon usitée en Angleterre, étaient appli-qués autrefois pour apprêter les pannes ou peluches en poil dechèvre ou en laine, faites au tissage à la façon du velours deSoie, c’est-à-dire que la partie pelucheuse était formée par desboucles obtenues au tissage par l’intersection de fers ou baguettesPlus ou moins hautes, remplissant les fonctions de moules ouPoints d’appui, pour occuper le sommet des boucles dont l’é-panouissement forme la peluche; mais comme dans celles-ciles filaments sont en général plus hauts que dans le velours or-dinaire, et faits avec des matières moins élastiques, qu'ilsSe couchent naturellement, ils ont besoin d’être préparés, ré-Bularisés et redressés, pour arriver convenablement sous latondeuse, C’est pour atteindre ce but que l’on avait recours