384 QUATRIÈME PARTIE.
aux procédés décrits dans les anciens auteurs, et notammentdans l’Art de préparer et d'imprimer les étoffes en laine, parRoland de La Platière; in-folio publié à Paris en 1780. On y lit,page 19, l’article suivant:
Apprêts des pannes ou peluches-poils.
« Après la fabrication des pannes, avant tout autre apprêt,« elle doivent être déboui/lies. La manière de faire cette opé-« ration sur la panne diffère, à quelques égards, de celle sur les« autres étoffes: il est bon de la décrire à part. On jette la panne« dans une chaudière d’eau bouillante, on l’y laisse tremper« jusqu’à ce qu’elle soit pénétrée et parfaitement imbibée par« tout. On la dépose dans un baquet, on la roule fortement« toute mouillée et, pendant cette opération, deux ouvriers,« avec de fortes brosses, en relèvent le poil d’abord contre Je« rouleau, puis le couchent du côté opposé, afin que, saisi par« la pression du rouleau, il se tienne toujours tout couché dans«la même direction.
« Lorsqu'on faisait tout uniment débouillir les étoffes comme«les autres, il en résultait beaucoup de directions, de diver« gences dans le poil, qui ondoyait et réfléchissait diversement«les couleurs, ce qui était très-irrégulier et donnait des chan”« gements surtout aux coutures, devenait désagréable au coup« d’œil.
« Je pense qu’on pourrait, au lieu de deux ouvriers employés« à cette manipulation, n’en employer qu’un pour relever Je« poil en avant, et adopter une brosse ou mieux peut-être un« lame de fer à tranchant non acéré, placée très-près de la partié« de l’étoffe qui s’enroule inclinée en arrière, raclant le P°'« le relevant et le tenant couché en arrière jusqu’à ce que, sais!« par la pression, il ne peut plus changer de direction. Peut« être même pourrait-on éviter les deux ouvriers par telle inter”