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Mémoire sur la famille des Rhamnées, ou histoire naturelle et médicale des genres qui composent ce groupe de plantes / par Adolphe Brongniart
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bre de deux , de trois , ou plus rarement de quatre , sont mono-spermes; lovule est dressé, et le trou du testa est toujours dirigé verslaxe du fruit, que le raphé soit extérieur ou latéral. Dans lesCéiastrinées, lovaire est également à deux, trois ou quatre logesqui renferment chacune un ou plusieurs ovules insérés à langle in-terne, Ces ovules sont superposés et dressés (1) , mais leur raphé esttoujours interne, tandis que le trou du testa est inférieur et externe ;ces graines sont portées sur un cordon ombilical qui,après la féconda-tion, se développe le plus souvent sous la forme dun arille charnu (2).Enfin , dans les Ilicinées, les loges, dont le nombre varie de deuxà six, sont monospermes, et lovule est suspendu au sommet de laloge par un cordon ombilical court, qui embrasse lovule'commeune sorte de cupule, mais qui ne prend jamais daccroissement aprèsla fécondation. Dans ces ovules le raphé est toujours au côté externeou opposé à laxe ( 3 ).

Le fruit et la graine offrent des différences également tranchées.Le fruit est tantôt charnu , tantôt capsulaire dans les Rhamnées,presque toujours capsulaire dans les Céiastrinées , toujours bacci-forme dans les Ilicinées. Dans les premières, lorsquil est déhiscent,ce sont des coques distinctes souvrant intérieurement; dans les se-condes, les valves portent la cloison sur leur ligne médiane ; enfindans les dernières, chaque loge forme une nucule indéhiscente.

La graine est assez semblable dans les Rîiamnées et dans les Célas-

(1) M. Brown regardé plusieurs Econjmus comme formant une exception àcelte règle, et comme ayant lovulè suspendu. Cependant je lai toujours trouvédressé à lépoque de.la floraison : mais dans plusieurs espèces il change de direc-tion pendant la maturation, et la graine est suspendue; cest, ce quon observemême dans le fusain commun.

(2) Cet arille manque dans quelques genres, tels que les Elœodendron, et leRubentia de M. de Jussieu, qui en diffère à peine. Il est très-incomplet dans lePoly cardia.

(3) M. Brown, dans limporlant travail quil vient de publier sur la.structurede lovule ( voy. les Annales des sciences naturelles, t. 8, p. 211), établit dune