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bre de deux , de trois , ou plus rarement de quatre , sont mono-spermes; l’ovule est dressé, et le trou du testa est toujours dirigé versl’axe du fruit, que le raphé soit extérieur ou latéral. Dans lesCéiastrinées, l’ovaire est également à deux, trois ou quatre logesqui renferment chacune un ou plusieurs ovules insérés à l’angle in-terne, Ces ovules sont superposés et dressés (1) , mais leur raphé esttoujours interne, tandis que le trou du testa est inférieur et externe ;•ces graines sont portées sur un cordon ombilical qui,après la féconda-tion, se développe le plus souvent sous la forme d’un arille charnu (2).Enfin , dans les Ilicinées, les loges, dont le nombre varie de deuxà six, sont monospermes, et l’ovule est suspendu au sommet de laloge par un cordon ombilical court, qui embrasse l’ovule'commeune sorte de cupule, mais qui ne prend jamais d’accroissement aprèsla fécondation. Dans ces ovules le raphé est toujours au côté externeou opposé à l’axe ( 3 ).
Le fruit et la graine offrent des différences également tranchées.Le fruit est tantôt charnu , tantôt capsulaire dans les Rhamnées,presque toujours capsulaire dans les Céiastrinées , toujours bacci-forme dans les Ilicinées. Dans les premières, lorsqu’il est déhiscent,ce sont des coques distinctes s’ouvrant intérieurement; dans les se-condes, les valves portent la cloison sur leur ligne médiane ; enfindans les dernières, chaque loge forme une nucule indéhiscente.
La graine est assez semblable dans les Rîiamnées et dans les Célas-
(1) M. Brown regardé plusieurs Econjmus comme formant une exception àcelte règle, et comme ayant l’ovulè suspendu. Cependant je l’ai toujours trouvédressé à l’époque de.la floraison : mais dans plusieurs espèces il change de direc-tion pendant la maturation, et la graine est suspendue; c’est, ce qu’on observemême dans le fusain commun.
(2) Cet arille manque dans quelques genres, tels que les Elœodendron, et leRubentia de M. de Jussieu, qui en diffère à peine. Il est très-incomplet dans lePoly cardia.
(3) M. Brown, dans l’imporlant travail qu’il vient de publier sur la.structurede l’ovule ( voy. les Annales des sciences naturelles, t. 8, p. 211), établit d’une