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Mémoire sur la famille des Rhamnées, ou histoire naturelle et médicale des genres qui composent ce groupe de plantes / par Adolphe Brongniart
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Il me paraît résulter de la comparaison de ces trois familles , non-seulement quelles sont très-distinctes , mais quelles doivent occu-per des places très-éloignées dans lordre naturel.

Je ne parlerai pas pour le moment des affinités des Rhamnéesproprement dites ; je me réserve de les discuter, lorsque j.aurai faitconnaître leur structure avec plus de détail.

Les Célastrinées me semblent avoir beaucoup plus daffinité par laplupart de leurs caractères avec plusieurs familles à étamines hypogy-nes, quavec aucune de celles à étamines périgynes , et ce serait par-ticulièrement avec les Malpighiacées quelles me sembleraient avoirle plus danalogie , surtout par lintermédiaire des Hippocratéacéesrapprochées des Malpighiacées par M. de Jussieu, et que M. Brownregarde comme à peine distinctes des Célastrinées.

Cest bien loin de ces familles que les Ilicinées me paraissent devoirse ranger, et je serais porté à adopter à leur égard lopinion avancéeavec doute par M. de Jussieu dans le Généra Plantarurh } et ad-mise par M. Decandolle dans la première édition de sa Théorie élé-mentaire > opinion qui-consiste à les placer parmi les Monopétalesauprès des Sapotées ou plutôt des Ebénacées (r) , quoique cettemanière de voir ait été abandonnée par ce savant botaniste ( 2 ) ,et que dans les ouvrages plus les récens et les plus estimés lesvégétaux sont distribués daprès leurs affinités naturelles (3) ,ces plantes soient réunies aux Célastrinées. Cependant la forme ducalice et de la corolle , la disposition des étamines, leur modedinsertion , et surtout la structure de lovaire et du fruit, me pa-raissent les éloigner beaucoup de cette famille, et saccorder, au

(1) En les comparant aux Ebénacées, jexclue de cette famille, avec la plu-part des botanistes, les Slyraçées.

(2) Prodromus systematis naturalis, u, p. 6g.

( 5 ) Runth, Nova Généra, t. 7, p. 69. Nous ne concevons pas quelle raisona pu déterminer M. Don ( Prod.jlor. nepalensis, p. 188. ) à placer les llex parmiles vraies Rhamnées, dont ils séloignent encore plus que des Célastrinées.