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Mémoire sur la famille des Rhamnées, ou histoire naturelle et médicale des genres qui composent ce groupe de plantes / par Adolphe Brongniart
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îà forme des pétales et des étamines , et leur position respective, ladisposition du disque, enfin lorganisation de lovaire, la position etle nombre des ovules, la structure de la graine, ne sont sujets quàdes modifications dune importance très-secondaire , et qui ne chan-gent rien au plan général de lorganisation de ces végétaux.

Il nous reste maintenant à examiner quelles sont les familles aveclesquelles les Rhamnées ont le plus daffinité.

Si lon admet le principe que linsertion des étamines est le carac-tère le plus important pour fixer les affinités, et par conséquent labase de la classification naturelle , on verra que , parmi les polypé-tales périgynes , il ny a que les Rosacées avec lesquelles les Rham-nées aient quelque analogie. Ce serait particulièrement le groupedes Pomacées , qui sen rapprocherait le plus par son ovaire àlogesen nombre déterminé, par ses ovules ascendans, le plus souventau nombre de deux, enfin par ses feuilles simples présentant desstipules à leur base. Mais le nombre et la position des étamines et lastructure de la graine les en éloignent beaucoup. Dun autre côté, silon fait abstraction de linsertion , on trouve beaucoup de carac-tères communs à cette famille et à celle des Buttnériacées. M. Browna déjà fait remarquer cette affinité (1) ; en effet, la préfloraison ducalice , la forme des pétales , la position des étamines devant ces pé-tales , la structure de lovaire dans plusieurs des points les plus im-portans , celle de la graine, sont presque les mêmes. Ces deux famillesdiffèrent principalement ( surtout si lon compare les Rhamnées avecla section des Lasiopetalées ) par les étamines extrorses dans lesButtnériacées , presque toujours introrses dans les Rhamnées , parlabsence du disque, et par suite, par linsertion hypogyne dans lespremières ; enfin par les ovules au nombre de deux, et quelquefoisen plus grand nombre dans chacune des loges de lovaire des Buttné-riacées, toujours solitaires, au contraire , dans les Rhamnées.

( 1) Générais Remarks on the botanjy of terra australis , p. 22.