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îà forme des pétales et des étamines , et leur position respective, ladisposition du disque, enfin l’organisation de l’ovaire, la position etle nombre des ovules, la structure de la graine, ne sont sujets qu’àdes modifications d’une importance très-secondaire , et qui ne chan-gent rien au plan général de l’organisation de ces végétaux.
Il nous reste maintenant à examiner quelles sont les familles aveclesquelles les Rhamnées ont le plus d’affinité.
Si l’on admet le principe que l’insertion des étamines est le carac-tère le plus important pour fixer les affinités, et par conséquent labase de la classification naturelle , on verra que , parmi les polypé-tales périgynes , il n’y a que les Rosacées avec lesquelles les Rham-nées aient quelque analogie. Ce serait particulièrement le groupedes Pomacées , qui s’en rapprocherait le plus par son ovaire àlogesen nombre déterminé, par ses ovules ascendans, le plus souventau nombre de deux, enfin par ses feuilles simples présentant desstipules à leur base. Mais le nombre et la position des étamines et lastructure de la graine les en éloignent beaucoup. D’un autre côté, sil’on fait abstraction de l’insertion , on trouve beaucoup de carac-tères communs à cette famille et à celle des Buttnériacées. M. Browna déjà fait remarquer cette affinité (1) ; en effet, la préfloraison ducalice , la forme des pétales , la position des étamines devant ces pé-tales , la structure de l’ovaire dans plusieurs des points les plus im-portans , celle de la graine, sont presque les mêmes. Ces deux famillesdiffèrent principalement ( surtout si l’on compare les Rhamnées avecla section des Lasiopetalées ) par les étamines extrorses dans lesButtnériacées , presque toujours introrses dans les Rhamnées , parl’absence du disque, et par suite, par l’insertion hypogyne dans lespremières ; enfin par les ovules au nombre de deux, et quelquefoisen plus grand nombre dans chacune des loges de l’ovaire des Buttné-riacées, toujours solitaires, au contraire , dans les Rhamnées.
( 1) Générais Remarks on the botanjy of terra australis , p. 22.