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ou vertes , et qüe les fruits de presque tous les Rhamnus, avant leurmaturité , fournissent une couleur jaune , tandis que ces mêmesfruits, mûrs , donnent une teinte verte.
On voit qu’il existe une grande uniformité dans les propriétés mé-dicales et économiques des diverses espèces de Rhamnus qui ont étésoumises à l’expérience.
Des Zizyphus. Si nous passons à l’examen des propriétés des di-verses espèces de Zizyphus qu’on a mises en usage , nous observeronsune uniformité semblable entre ces espèces, mais une grande dif-férence entre leur mode d’action et celui des Rhamnus. En effet ,les fruits du Zizyphus vulgaris , du Zizyphus lotus, du Zizyphusjujuba , et de plusieurs autres espèces propres à l’Afrique et à l’Inde ,tels que le Zizyphus spina-christi , le Zizyphus orthacantha , etc. ,sont doux , charnus, d’un goût agréable, et ne participentnullement aux propriétés purgatives des baies de Nerprun. Ce faitcependant ne doit pas nous étonner ; car on remarque dans la plu-part des familles naturelles , dans les mêmes genres, et souventdans les diverses variétés d’une même espèce, que la nature, le goûtet les propriétés du péricarpe charnu , sont susceptibles de modifi-cations très-grandes, qu’on n’observe pas en général dans les autresparties des végétaux.
Ainsi, quelle différence n’existe-t-il pas entre le péricarpe de l’a-mandier et celui de la pêche ; entre celui de la coloquinte , du con-combre et du melou ?
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De même les fruits des Jujubiers, loin d’offrir les propriétés pur-gatives de ceux des Nerpruns , sont composés d’un parenchyme doux,mucilagineux , parfumé , qui paraît presque entièrement forméde gomme et d’une substance qui leur donne un goût agréable. Aussices fruits , et particulièrement ceux du Zizyphus vulgaris , entrent-ils dans la composition de presque toutes les préparations pectorales ,où cependant on les remplace souvent par de la gomme arabiquelégèrement aromatisée, ou par une infinité d’autres plantes qui,quoique moins agréables au goût, jouissent de propriétés analogues.