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ment (1 ', pour pouvoir prendre à temps les mesures préserva-trices. (2)
Des Scolytes de différentes espèces produisent aussi de grandsdésastres sur beaucoup d’autres arbres forestiers et fruitiers. CesColéoptères déposent leurs œufs sous l’écorce de chaque côté d’unegalerie verticale quela femelle creuse plus ou moins profondément,chaque larve creuse à son tour une galerie horizontale, et dont lediamètre augmente suivant l’accroissement de la larve. En 1835,plus de 50,000 pieds de chênes, âgés de 35 à 40 ans , sont mortsdans la forêt de Yincennes, et leur perte a été attribuée à ces in-sectes ; à la vérité, il faut ajouter que ces petits Coléoptères n’atta-quent que les arbres dépérissants, et ne font que hâter leur mort.Cependant d’heureuses expériences ont été faites récemment par
(1) On connaît lo terme (lu développement lorsque l’on trouve de la ver-moulure qui indique la sortie de l’insecte.
(2) M. Vilmorin a employé chez lui un moyen efficace pour diminuer lesravages des Scolytes ; c’est d’abattre au commencement de l’hiver et dedisperser dans les Finières un certain nombre d’arbres destinés à recevoirla ponte ; celle-ci en effet se concentre presque tout entière dans ces tigesqui présentent les conditions les plus favorables à la réussite du couvain ,les insectes se trouvent ainsi réunis, dans un de leurs états d’œufs ou delarves, en nombre immense dans ces arbres qui doivent servir à leur des-truction. Elle a lieu au moyen de l’écorcement des tiges pour toutes cellesqui sont en état de fournir du bois d’œuvre, et de la conversion en charbonpour celles dont la dimension est trop faible pour cet usage, aussi bien quedes grosses branches qui peuvent recéler aussi des insectes.
Le point essentiel pour le succès complet de cette opération est de l’exé-cuter au moment précis où toute la ponte étant terminée, aucune larven’est encore arrivée à l’état d’insecte parfait, et n’a pu prendre son vol audehors. Cette époque peut varier, dans chaque localité , d’une semaine oudeux, selon la température de la fin de l’hiver et du printemps. Dans sondomaine du département du Loiret, où M. Vilmorin a adopté cette pratiquedepuis dix ans, des observations très-nombreuses lui ont fait reconnaîtreque les circonstances dont il vient de parler se présentent habituellementpendant la seconde quinzaine de mai, et les premiers jours de juin ; aussiest ce pendant ce te période, sauf les années exceptionnelles, qu’il fautécorc-er les tiges et les perches, brûler les écorces, et convertir les branchesen charbon-