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seulement purgé des larves qui l’infestaient, mais encore occupépar une nouvelle écorce qui participe des bourrelets.
Chez des arbres plus jeunes, et dont la circonférence ne dépassepas quarante-cinq centimètres, M. Robert a opéré une décorti-cation presque complète dans des sujets attaqués sur tous les pointspar de nombreux Scolytes. Comme sur beaucoup de points ilsavaient déjà détruit l’écorce jusqu’au bois, et que, dans peu detemps, ils auraient entièrement cerné le tronc et interrompu lacirculation delà sève, il était impossible de conserver les qualitésdu bois comme bois de charronnage ; on ne devait chercher qu’asauver l’arbre afin qu’il continuât à donner de l’ombrage. M. Ro-bert, dans cette décortication, n’a cherché qu’à mettre les larves ànu, il a respecté le liber et même une assez notable portion del'écorce vive dans tous les endroits où les insectes n’avaient pasencore pénétré jusqu’au bois, et il en est résulté un renouvellementde l'écorce sur tous les points non attaqués, la formation d’ungrandnombre de petits bourrelets sur les bords des portions où l’insecteavait touché le bois, et, après un an à peine, ces arbres ont eutoute la surface de leur tronc couverte d’un réseau de bourreletset déportions d’écorce fraîche, qui permettentune libre circulationde la sève et repoussent les Scolytes par cela même et par leurpeu d’épaisseur.
Ces procédés qui ne sont pas praticables sur les arbres desforêts, peuvent être employés avec des résultats très-utiles sur lesplantations.
Le Bombyx du Pin (1), est l’insecte le plus nuisible aux coni-fères. La chenille peut dévaster des forêts entières de haute futaie,si l’on n’v oppose des moyens de préservation proportionnés auxdangers. Les chenilles qui éclosent au mois d’août se répandentsur le feuillage et le rongent jusqu’au mois de novembre. Alors,arrivées à la moitié de leur développement, elles se retirent sous lamousse au pied des arbres. Au retour du printemps, elles remon-
(1) Lasiocampa pini.