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qui durent trois années, de plus en plus abondantes. Les femeiïesont l'instinct de déposer leurs œufs daus des parties de la mêmeforêt différentes de celles où elles l’ont fait l’année précédente, cequi étend leurs ravages qui ont souvent causé la perte de forêtsconsidérables en Allemagne.
Les moyens de préservation consistent principalement à détruireles oeufs et les chenilles. Pendant l’automne et l’hyver, la recherchedes œufs peut se faire utilement en enlevant les écailles des écorcessous lesquels ils ont été déposés par plaques (1). Lorsque les che-nilles éclosent, elles restent réunies pendant quelques jours, et larecherche en est également nécessaire et facile, en faisant observerqu’elles se trouvent de préférence sur les gros arbres. Lorsqu’ellesse sont dispersées sur le feuillage on peut en recueillir de grandesquantités en secouant à coups de hache les branches inférieures.
Tous les moyens de défense que nous venons d’indiquer contreles insectes nuisibles aux arbres, et ceux que nous signale-rons encore dans le cours de cet ouvrage, sont utiles ; mais l’effi-cacité en est subordonnée à un autre moyen qu’emploie la naturepour maintenir l’équilibre et protéger la végétation sans cessemenacée de destruction : les animaux insectivores et particuliè-rement les parasites des insectes, qui se développent dans leursflancs , s’alimentent de leur substance et les font périr d’épuise-ment. Plusieurs grandes familles sont spécialement chargées decette importante mission : telles sont surtout les Ichneumonidesparmi les Hyménoptères et les Tachinaires parmi les Diptères.Plus les insectes nuisibles à la végétation se multiplient sous l’in-fluence des causes atmosphériques, plus leurs parasites pullulenteux-mêmes par l’aliment qui leur est offert et ils finiraient par endétruire les générations s’ils ne mouraient à leur tour d’inanition.Ce résultat s’opère plus ou moins activement suivant que, pendant
(1) Ces œufs se trouvent à déférentes hauteurs du tronc surtout sur lesPins, tandis que sur les Epicéas, c’est en général au bas du tronc, parceque plus haut, sans doute, l’écorce est beaucoup trop lisse Ratzcb.