1 43 )
le même temps, les générations des parasites dépassent en nombrecelles de leurs insectes nourriciers, ou que les individus qu’ellesproduisent sont également plus nombreux que ceux des généra-tions qui les ont nourris.
On a employé en Allemagne un moyen artificiel pour atteindreplus promptement ce but : c’est de transporter dans les forêts in-festées de chenilles des paniers contenant des chrysalides, des che-nilles ou des œufs depapillon,piquéspardes Ichneumons; la généra-tion parasite qui en provient ne tarde pas à se répandre et à remplirsa destination. Mais ce moyen est peu pratiqué, même en Allema-gne, où peu de gardes forestiers acquièrent assez d’habitude pourdistinguer les chenilles qui portent des parasites de celles qui ensont exemptes.
Revenant aux arbres, je dois exposer la classification que j’aisuivie dans mon travail. J’ai cru devoir adopter l’ordre natureladopté par M e Spach dans 6on histoire naturelle des végétaux (t),en substituant cependant la série ascendante à l’inverse. Je meborne à distinguer les arbres par les caractères qui les différencientle plus nettement les uns des autres ; je mentionne ce qui inspirede l’intérêt dans chacun d’eux et je termine par la désignation desinsectes qui s’y développent avec l’indication de leur manière d’yvivre.
Je ne suis pas botaniste, ou je ne le suis qu'autant qu’un ento-mologiste doit l’être pour connaître les plantes habitées par desinsectes. Quelque peu horticulteur aussi, j’ai admis dans mon jar-din un assez grand nombre d’arbres et d’arbrisseaux tant exotiquesqu’indigènes, sur lesquels j’épie les insectes qui y élisent domi-cile, c’est ainsi, par exemple, que parmi les Conifères, je cultiveoutre les principales espèces européennes, les Taxodium, lesDacrydium , les Callitris, les Schubertia, les Cryptomeria, lesPodocarpus, les Cephalotaxus , les Salisburia, les Phyllocla-
(1) Dans les suites à Buffon . édition Roret