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120 EXTÉRIEUR.

à lelle ou telle région, sans établir de rapport entre les dimensionsde l’une et celles de l’autre.

Avant lui, d’ailleurs, un vétérinaire arabe du xvt° siècle, Abou-Bekrben Bedr, donnait déjà, dans son livre le Ndcerî (:l), quelques indi-cations relativement aux mesures que doit avoir, chez le cheval,telle région comparée à telle autre.

Mais, malgré leur originalité, ces indications elles-mêmes sont tel-lement vagues et incomplètes, que c’est bien à Bourgelat que revienttout le mérite des proportions; le premier, en effet, il les a établiesd’une façon rationnelle, en prenant pour unité de mensuration la têtemême de l’animal qu’il examinait. 11 a ensuite subdivisé la tête entrois parties, ou primes, chaque prime en trois secondes, et chaque se-conde en vingt-quatre points , de façon à pouvoir apprécier les pluspetites dimensions.

Disons tout d’abord que, sans contester d’une façon absolue l’exac-titude et l’utilité des proportions de Bourgelat, la plupart des auteursont critiqué les minuties dans lesquelles il est entré et n’ont acceptéde sou système que les règles principales.

M. Bichard a même été plus loin : il a entièrement condamné cesystème, comme étant « sans base raisonnée, sans motif fondé (2). »

La question en était là lorsque M. le colonel Duhousset, puisMM. Goubaux et Barrier, vinrent appuyer de leur autorité la méthodede Bourgelat. Se rangeant néanmoins à l’avis de la majorité deshippologues, ces auteurs considèrent comme superflus les détails ind-uis dans lesquels est entré le fondateur des écoles vétérinaires ;MM. Goubaux et Barrier lui reprochent même:

« 1° D’avoir cru à la valeur absolue de ses règles, alors qu’ellessont essentiellement relatives à chaque genre de service en particulier;

« 2°D’avoirméconnu les compensalionsqui régnent outre les régions;

« 3° D’avoir laissé pour ainsi dire absolument de côté les rapportsangulaires entretenus par les rayons osseux des membres;

« 4° Enfin, d’avoir omis de parler des rapports de l’ensemble avecle système nerveux (3). »

(1) Le Ndcerî, ou Traité complet d'hippologie et d'hippiatne arabes, traduit de l’arabepar M. Perron, t. II, p. 9G. Paris, 1809.

(2) Richard, loc. cit., 1880, p. 210 et suivantes.

(3) Goubaux et Barrier, loc. cit., pp. 411 et 412.