DES PROPORTIONS.
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Mais, selon eux, ces exagérations, ces inexactitudes et ces omis-sions ne condamnent en aucune façon ce que le système a de vrai :« Bourgelat, disent-ils, a tenté de déterminer les rapports des partiesentre elles et avec l’ensemble, c’est là son idée directrice; il a vu, ila senti ces rapports, c’est là sou mérite; enfin, il en a trouvé quel-ques-uns qui resteront impérissables et qui témoignent des résultatsauxquels peut conduire une idée juste secondée par un jugement sûret un talent exceptionnel. »
Plus loin, d’ailleurs, ils proclament hautement que l 'étude des pro-portions est des plus fructueuses , non seulement pour celui qui veut arrivervite à se former le coup d'œil et le jugement , mais encore pour l'artistesoucieux d’imprimer d ses œuvres Vexactitude de l'imitation.
A ce double point de vue, nous sommes absolument d’accord avecles auteurs précités; mais, quant à l’utilité pratique des proportions,nous avouons ne pas y croire beaucoup ; nous sommes même bienprès de partager la manière de voir de M. Richard relativement aux dé-tails du système de Bourgelat; comme lui, nous pensons qu’on nepeut pas limiter, en extérieur, le développement du garrot, la hau-teur de la poitrine, celle des épaules, etc.; comme lui, enfin, nouscroyons qu’ « on ne trouvera jamais un boulet ou un avant-bras troplarges, ce dernier trop long, un genou trop développé, un tendon tropdétaché, etc., etc. (I). » Si, d’un autre côté, nous pensons avecLecoq que » l’opinion de M. Richard laisse intact le principe relatifaux proportions d’ensemble, d’après lequel la longueur et la hauteurdu corps doivent être égales dans un cheval bien conformé (2) », nousn’en restons pas moins convaincu que, d’une manière générale, lesproportions ne peuvent avoir qu’une importance secondaire au pointde vue purement pratique, seraient-elles' exactes dans tous leurs dé-tails et applicables à tous les chevaux.
El ceci est tellement vrai qu’il n’est pas un seul connaisseur réel-lement digne de ce titre qui se trouverait embarrassé en présenced’un cheval acéphale, dont il aurait à apprécier, sous le rappport desproportions, les autres parties du corps.
Toutefois, le système de Bourgelat a été tellement élargi depuis lamort de son auteur qu’il est vrai de dire que l’étude des proportions
(1) Richard, loo. cit., p. 257.
(2) Lecoq, lue. cit., p. 33 i.