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DU LA LOCOMOTION,être considérées comme dérivant de l’amble avec une anticipation plusou moins grande de l’action des membres postérieurs.
Cette anticipation est réalisée par M. Mathias Duval, de la manièresuivante :
Chaque planche sur laquelle est dessinée la série des images ducheval à l’amble est formée de deux feuilles superposées. Celle dudessus est fenêtrée de façon que chacun des chevaux se trouve des-siné à moitié sur cette feuille et à moitié sur celle qui est placée au-dessous.
L’arrière-main (partie postérieure du corps et membres postérieurs),par exemple, étant dessinée sur la feuille du dessus, l’avant-main (partieantérieure du corps et membres antérieurs) est dessinée sur la feuilledu dessous et est visible par la fenêtre taillée dans la feuille supé-rieure.
En faisant glisser la feuille supérieure de l’intervalle qui sépare deuxfigures du cheval, on aura une série d’images dans lesquelles l’avant-main sera en retard d’un temps sur l’arrière-main. On reproduiraainsi, sous forme de figures, la série des positions successives d’un pasde l’amble rompu. Si ce glissement est d’un plus grand nombre dedegrés on aura la série des altitudes du cheval dans la marche au pas.Un glissement plus grand encore donnera la série des attitudes dansle trot.
Cette représentation a l’avantage de faire dériver d’une alluresimple les allures plus compliquées. Nous souhaitons que M. MathiasDuval, donnant suite à son idée, publie ses planches qui seront d’ungrand intérêt pour les artistes s’occupant de la représentation ducheval.
Parmi les moyens employés pour la reproduction des allures del’homme et des animaux, la photographie instantanée est un de ceuxqui donnent aussi des résultats indiscutables comme exactitude.M. Muy-bridge en a publié qui ont rendu aux artistes de réels services pourla représentation de ces allures.
M. le colonel Duhousset, dont le nom fait autorité pour toutes lesquestions se rapportant au cheval, a utilisé ces photographies de M. Muv-bridge en les espaçant convenablement et les soumettant à l’épreuve duzootrope.
M. le professeur Marey vient de présenter à l’Académie des Sciences une