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EXTÉRIEUR.

S’il existe un intervalle entre deux courbes ascendantes, cet inter-valle correspond au temps où il n’y a pas d’appui, où le corps estsoulevé.

On peut comparer ceci à une véritable notation musicale; sur leshorizontales 1 et 2 figurant la portée, les appuis sont indiqués pardes lignes (notes) dont la longueur représente leur durée (rondes,blanches, noires, etc.) ; les silences sont les instants pendant les-quels les pieds, ne touchant pas le sol, ne font entendre aucunebattue

Les détails que nous venons de donner s’appliquent à l’homme, et,dans l’étude de ses différentes allures, on trouve l’explication simplifiéede la marche du cheval; c’est pourquoi nous étudierons plus loin, rapi-dement, les allures bipèdes.

C’est en examinant ces notations de M. le professeur Marey que l’idéenous est venue de représenter les allures, au moyen d’un cheval dontles membres sont articulés.

Ces articulations permettent de placer les pieds sur des traces corres-pondantes et fixes.

Il nous a semblé que ces notations graphiques exigeaient, pour êtreutiles aux artistes en particulier, uue étude préalable, une sorte d’ini-tiation, et nous avons pensé la faciliter en imaginant une dispositionfigurative qui, étant donnée la position d'un membre à une période quel-,conque d’une allure, permît de retrouver instantanément la positiondes trois autres membres pour cette même période; c’est, on le voit,uue sorte de barême ou compte-fait de la concordance des membrespour n'importe quelle phase des allures.

Notre maître, M. le professeur Mathias Duval, a entrepris déjà defaire, pour la marche de l’homme et du cheval, une série de ta-bleaux d’un autre genre qui, vus au zoolrope, produisent une illu-sion des plus frappantes. Voici la disposition qu’il a employée pourle cheval.

Ayant dessiné d’abord une série de figures du cheval prises aux diversinstants d’un pas de l’amble, et ces figures correspondant à seize ins-tants de cette allure, il place dans l’instrument la bande de papier quiporte cette série d’images et obtient l’apparence d’un cheval quimarche l’amble.

Or, nous verrons plus tard que les autres allures (pas, trot) peuvent