DE LA LOCOMOTION.
161
La course.
Une allure plus rapide que la marche, la course, présente aussi desappuis alternatifs des deux pieds ; mais elle est différente en ce sensque ces appuis sont séparés par un temps de suspension, pendant lequelle corps reste en l’air un instant (/^.88et89).La durée de ce temps desuspension semble peu varier ; cependant si on l’apprécie par rapport àla durée d’un pas de course, on voit la valeur relative de cette suspen-sion croître avec la vitesse de l’allure, car avec cette vitesse diminuela durée de chacun des appuis.
Cette suspension du corps n’est pas, comme on pourrait le croire,une sorte de saut, pendant lequel le corps serait projeté en haut en dé-crivant une courbe dont le maximum d’élévation correspondrait à cettesuspension. Il n’en est rien ; le temps de suspension correspond aumoment où le corps est à son minimum d’élévation ; ce temps de sus-pension ne tient donc pas à ce que le corps est projeté en l’air, mais àce que les jambes se sont retirées du sol par l'effet de leur flexion (Marey).
Un appareil fixé sur la tête du coureur {fig.81 ,page 152)est destiné àenregistrer les réactions verticales ou élévations du corps et ses moments,d’abaissement.
Il consiste en un tambour dont la membrane supporte un levier à l’ex-trémité duquel est placée une masse de plomb qui agit par son inertie ,
Pie. 93. — Appareil explorateur des réactions verticales pendant les différentes allures.
de sorte que, lorsque le corps oscille verticalement (réactions verticales)elle résiste à ces mouvements et force la membrane du tambour às’abaisser quand le corps s’élève ; elle s’élève, au contraire, lorsque lecorps descend (fig. 93).
L’air est ainsi comprimé alternativement et chassé dans un tube quiaboutit à l’appareil enregistreur,
Le Cheval.
11