Band 
Texte.
Seite
171
JPEG-Download
 

DE LA LOCOMOTION.

171

mêmes phases, si on les replace sur les n° s 1. On voit donc qu’il y aLien concordance entre les membres d’un bipède latéral, et jeu alter-natif de chacun de ces bipèdes.

Si cependant un pied postérieur venait effectuer sa battue, un peuavant le membre antérieur du même côté, ce serait alors l'amble rompu,dans lequel les battues, au lieu d’être synchrones comme dans l’amblerégulier, sont désunies par l’anticipation très légère de celles desmembres postérieurs.

Cet amble rompu est intermédiaire entre l’amble et le pas qui, nousle verrons bientôt, est produit par l’anticipation d’un quart de pas desmembres postérieurs sur les antérieurs.

Cet amble rompu a lieu lorsque l’allure est lente, et s’observe sou-vent chez les animaux jeunes ou chez les sujets affaiblis ou fatigués.

On remarque chez la girafe cette modification de l’amble; chez elle«le pied postérieur entame l’allure, et, à chaque temps,il continue à selever avant l’antérieur du même côté ; aussi y a-t-il quatre temps dis-tincts, dont deux très courts et deux autres beaucoup plus longs.

« Enfin dès que l’amble a acquis une certaine vitesse, il ressemble toutà fait à celui des solipèdes. Chez le dromadaire, les mêmes caractèresse présentent, l’amble se substitue au pas dès que la progression devientun peu rapide. » (Colin.)

L’amble est une allure assez douce, dont les réactions sont moinspénibles que celles du trot.

Le pas.

Nous avons vu précédemment que pour représenter l’amble, les mar-cheurs d’avant et d’arrière exécutaient des pas qui s’emboîtaient, lesmouvements des jambes du même côté étaient simultanés. Supposonsmaintenant que le marcheur d’arrière anticipe d’un quart de pas sur lemarcheur d’avant, et nous obtiendrons l’allure du pas chez le cheval.

Dans l’amble, les battues étaient au nombre de deux, on entendaitdeux bruits (battue du bipède latéral droit à laquelle succédait celle dubipède latéral opposé) ; dans le pas, nous en entendrons quatre, car lesappuis se sont dissociés.

La succession des battues se produit dans l’ordre suivant et d’unefaçon égale; si le pied antérieur droit est considéré comme agissautio