Band 
Texte.
Seite
176
JPEG-Download
 

176

EXTERIEUR.

Le galop est dit à droite ou à gauche.

Dans le galop à droite, c’est le membre antérieur de ce côté qui esttoujours en avant de son voisin de gauche, c’est lui qui se pose le der-nier; il est toujours opposé au pied du bipède postérieur qui entamel’allure.

Pour placer la feuille du galop entre le cheval et la planche de fond,il faut la glisser de façon à faire passer le rivet, qui est fixé au centre,dans l’ouverture verticale ménagée au milieu de cette feuille.

Nous voyons, eu étudiant cette planche du galop, que le corps estd’abord appuyé sur le pied postérieur gauche au n° l ; les autres mem-bres sont levés et l’antérieur droit, plus en avant que le gauche, seposera à terre le dernier (le galop est à droite).

Nous avons indiqué des repères avec des numéros correspondantà ceux des traces des pieds ; de ces traces, les premières en haut et àdroite sont destinées à la partie inférieure de la tête, d’autres,situées un peu en dedans, sont attribuées au cou, celles du centre dela feuille correspondent à l’abdomen, et enfin, les dernières à gaucheindiquent l’extrémité inférieure de la queue. Les pieds étant sur lesn" 1, toutes ces parties doivent être sur les traces portant ce numéro.

En plaçant les membres sur les n os 2, le cheval repose sur le bipèdediagonal gauche ; puis il va retomber au n° 3 sur le membre antérieurdroit (celui qui donne son nom au galop que nous reproduisons ici)ce qui constitue le troisième temps. Il semble que ce temps del’allure est exagéré: en effet, ce n’est peut-être pas celui qu’il faudraitchoisir pour représenter un cheval galopant, le premier temps se prêlecertainement mieux à une œuvre artistique ; cependant cette allure estexacte, et, en nous reportant aux photographies instantanées de Muy-bridge, nous avons constaté qu’elle existait.

Au n° 4 le corps est suspendu, puis il va retomber au n° 1 sur lepied postérieur gauche, et ce sera ce pied qui soutiendra le choc.

La pression des pieds sur le sol est bien plus énergique dans cetteallure que dans les précédentes, car non seulement ils doivent sup-porter le poids du corps, mais aussi lui donner de fortes impulsions.

Dans la série de mouvements que nous venons d’analyser, l’oreilleentendra trois battues. La première battue produite par un pied pos-térieur, la seconde par un bipède diagonal, et la troisième par un piedd’avant; puis viendra un silence pendant lequel le corps sera soulevé.