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DE LA LOCOMOTION.
des deux marcheurs, car elle traduit d’une façon saisissante les alluresdu cheval.
Plaçons à présent les sabots sur les traces n 05 i de la planche du trot;nous obtenons la fin de l’appui diagonal droit; le bipède diagonal gau-che est au soutien, mais il ne touchera le terrain que lorsque l’autrebipède se sera soulevé.
o Dans le trot ordinaire, l’espace compris entre les pieds qui sont enl’air, diagonalement opposés, est le même que celui de ceux qui arri-vent à terre pour y faire ressort. A l’allure ordinaire, la distance entreces deux pinces ne dépasse pas les 3/4 de la longueur de l'animal »(Duhousset).
Nous représentons au n° 2 le temps de suspension, le bipède diagonaldroit vient de se lever, le bipède diagonal gauche va se poser (les talonss’abaissent); le corps est suspendu. Nous devons faire remarquer que lesoscillations de chaque bipède diagonal s’opérant en même temps, lessabots diagonaux sont toujours parallèles.
Au n° 3, le bipède diagonal gauche qui vient de se poser est arrivé aumilieu de son appui, le diagonal droit est au soutien et va aller retrou-ver le sol, mais il ne l’atteindra qu’après une nouvelle suspension quiaura lieu au n° 4 ; alors aura lieu l’appui diagonal droit au n° S ; cedernier sera le milieu de l’appui dont nous avions obtenu la fin au n° 1.
Pendant cette allure, l’oreille n’entend donc que deux battues,comme dans l’amble, mais avec cette différence que ce sont toujoursun pied droit et un pied gauche, et non deux pieds du même côté quiproduisent chaque bruit.
Le trot est un mode de progression que l’animal prend lorsqu’onprécipite sa marche, et qui devient ainsi intermédiaire entre le pas etle galop.
Le galop.
L’allure la plus rapide du cheval, c’est le galop ; malgré cette grandevitesse, M. le professeur Marey a pu noter les appuis successifs des pieds,et démontrer qu’ils s’effectuent dans l’ordre suivant : un membre pos-térieur d’abord, ensuite deux membres situés diagonalement, enfin unpied de devant (celui-ci est opposé au membre postérieur qui, le pre-mier, a donné l’impulsion). A ces trois battues succède une suspensiondu corps qui est projeté en avant.