DE LA LOCOMOTION.
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bleu n° 3 ; sur cette trace se placera au u° 1 le pied antérieur droit etau n° 3 le pied gauche du même bipède.
Cette allure est très pénible, car elle exige une inversion dans le jeuhabituel des membres; l’impulsion est, en effet, donnée par les membresantérieurs, qui sont mal disposés pour remplir cette fonction, les seg-ments qui les composent n’étant pas angulairement articulés commeceux des membres postérieurs; de plus, leur union avec le tronc sefaisant surtout par des parties molles, et l’omoplate étant mobile surles côtes, ces membres n’ont pas un point d’appui fixe, comme lesmembres abdominaux qui s’appuient sur le bassin.
La croupe, dans cette progression rétrograde, se berce latéralement,et l’allure n’a presque jamais lieu en ligne droile.
Les pistes des membres antérieurs ne recouvrent jamais celles desmembres postérieurs, même lorsque le reculer est rapide.
L’espace franchi par chaque extrémité est moins étendu que dans lepas ordinaire.
Le cabrer.
Le cabrer a lieu lorsque l’animal s’enlève du devant et se maintientdebout sur ses membres postérieurs.
Nous représentons, dans notre planche, l’instant où le cheval estcabré. Pour préparer ce mouvement, il a d’abord porté en arrière l’en-colure et la tête afin de débarrasser son avant-main de leur poids; puis,s’enlevant sur ses membres antérieurs, il a, par une brusque détente deces extrémités, soulevé la partie antérieure du tronc ; ce mouvement deprojection est continué par la contraction des muscles du rachis et de lacroupe, de telle sorte que le train de devant déjà soulevé par ses propresforces soit attiré par le train de derrière pour ramener le centre de gra-vité près de l’appui postérieur ; s’il le dépassait, le corps ferait unechute certaine en arrière, et s’il ne s’en rapprochait pas suffisamment,le corps retomberait immédiatement en avant.
Nous considérons ce mouvement du cabrer comme ayant lieu surplace, c’est ce qui arrive généralement; mais nous ferons remar-quer qu’à la suite d’une éducation spéciale, l’animal peut progresserdans cette position, c’est-à-dire marcher sur ses membres posté-