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rieurs ; c’est une action qu’on voit souvent exécutée dans les hippo-dromes.
Le cabrer est une défense du cheval, cherchant par ce moyen à sedéfaire de son cavalier, ou à frapper, des pieds de devant, un adversairedont il veut éviter les attaques.
La ruade.
Au contraire du cabrer, dans la ruade c’est le bipède postérieur quiest levé sur l’antérieur; l’animal surcharge son avant-main en baissantl’encolure et la tête, et projette fortement en arrière ses membresabdominaux.
La ruade dure fort peu de temps, l’équilibre est instable et il suffitpour l’empêcher de maintenir haute la tête de l’animal ; la ruade estune défense terrible du cheval, aussi en l’abordant est-il bon de prendrequelques précautions, surtout lorsqu’on ne connaît pas l’animal.
Sur les précautions à prendre en abordant un cheval pour la premièrefois, nous empruntons quelques conseils à l’excellent Traité pratiquede maréchalerie de M. L. Goyau (1), nous trouverons aussi dans cesquelques lignes l’aspect que présente un cheval prêt à se défendre :
« Le cheval a de terribles moyens de défense et d’atlaque.
« 11 mord, et sa morsure est grave.
« Il frappe dangereusement des pieds de devant.
« 11 rue, et ses coups de pieds broient les chairs et brisent les os.
a Le cheval entier est assez enclin à mordre et à frapper du devant ;« la jument est parfois disposée à ruer.
« De là ce dicton : Méfiez-vous du devant du cheval entier et du« derrière de la jument.
«Le cheval animé de mauvaises intentions prévient l’homme
« S’il se dispose à mordre, à frapper du devant, à ruer, ses oreilles se« couchent, ses yeux prennent une expression menaçante et sournoise,« ses joues se rident, ses lèvres se plissent, sa tête s’allonge vers« l’homme.
« S’il piétine sur place, tourne une oreille et le train de der-
(1) Goyau, Traité pratique de maréchalerie. Paris, 1882.