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EXTÉRIEUR.

est indispensable de le bien nourrir si l’on veut qu’il se développeconvenablement, de le ménager dans l’exercice pour ne pas fausserses aplombs et altérer ses articulations ; en un mot, il ne doit êtresoumis qu’à un léger travail de dressage. »

2° Age adulte ou période stationnaire. —A partir de cinqans (1) commence l’âge adulte, caractérisé par la dentition permanentecomplète. Le cheval a acquis la taille qu’il conservera désormais;mais il peut encore se développer en épaisseur, et gagner en vigueur,en énergie et en résistance jusqu’à l’âge de huit ans. Alors, il reste sta-tionnaire jusqu’à douze ans, époque à laquelle finit l’âge adulte et com-mence la vieillesse.

Pendant cette seconde période, c’est-à-dire de cinq ans à douze ans,le cheval peut satisfaire aux exigences d’un service suivi; mais iln’est réellement un cheval fait, c’est-à-dire dans toute la plénitude deses forces, de sa vigueur et de sa résistance, que vers huit ans :« Monte toujours pour le combat an traîneur avec sa queue (cheval dehuit ans au moins) (2), disent les Arabes : le jour où les cavaliers seronttellement pressés que les étriers se heurteront , il te sortira de la mêléeet te ramènera dans ta tente , fût-il traversé d'une balle. »

Il est à remarquer que la première partie de l’âge adulte, quifiuil à huit aus, coïncide avec le rasement des incisives; tandisque la seconde partie comprend le laps de temps nécessaire pour lacomplète disparition de l’émail central.

3° Vieillesse ou période de décroissance. — Après douzeans, alors que les dents deviennent triangulaires, commence la vieil-lesse, qui s’accentue de plus en plus jusqu’à la mort de l’animal, maisarrive plus ou moins vite suivant les individus, suivant surtout le travailque ceux-ci ont eu à fournir et les soins qu’ils ont reçus.

« A cette époque, les forces diminuent, les membres deviennent

(1) Quelquefois un peu plus tôt ou un pou plus tard, la précocité des animauxdépendant beaucoup de la nourriture et des soins qu’ils reçoivent, du climat, de lanature du sol, etc.

(2) Les Arabes ont l’habitude do couper les crins du toupet, de l’encolure et delàqueue des jeunes chevaux. Commencée il un an, l’opération est ensuite renouvelée àdeux ans, puis à trois ans. De trois à cinq ans, on laisse pousser les crins, pour couperde nouveau le tout à cinq ans faits. Après cet tige, on ne touche plus aux crins ; mais,comme il faut au moins trois ans pour que ceux-ci aient pris toute leur longueur, cen’est guère que vers huit ans qu'on peut appeler le cheval djarr (Le traîneur avecsa queue) (Général E. Daumas, loc. cil., p. HO).