222
EXTERIEUR.
plus communément employés sont la chaîne , la potence ou hippomètreproprement dit et la canne hippométriqi/e.
La chaîne , actuellement au moins, est composée d’une tige solide,de longueur connue, mais toujours inférieure à la taille moyennedes chevaux, et d’un corps llexible iîxé à celte tige (corde ou la-nière de cuir), sur lequel sont disposés des nœuds indiquant les divi-sions de la mesure adoptée. Elle n’est plus qu’exceptionnellementemployée par les marchands sur les champs de foire; c’est alors leurfouet qui, disposé comme ci-dessus, tient lieu de cet instrument. Lachaîne a l’inconvénient de toujours accuser une taille plus forte quesi l’on s’était servi de l’hippomètre, grâce au contour de l’épaulequ’a dû suivre la partie tlexible.
h'hippomètre le plus simple consiste en une tige plate ou quadran-gulaire, longue d’environ 2 mètres, graduée do bas en haut, sur la-quelle glisse une espèce de curseur horizontal que l’on arrête à l’aided’une vis de pression, quand on l’a descendu doucement jusqu’auniveau supérieur du garrot.
Cet instrument, quelques modifications qu’on y ait apportées, al’in-.convénient d’être trop encombrant; aussi, ne peut-on guère l’utiliserque dans les grands établissements, les régiments, etc.
On se sert le plus souvent, aujourd’hui, d’un instrument facilementtransportable, la canne hippométrique . C’est une canne ordinaire quiengaine une tige métallique graduée, creusée supérieurement d’unerainure longitudinale destinée à loger une branche horizontale et lesupport qui maintient cette branche constamment perpendiculaire àla tige en question.
Pour mesurer un cheval, certaines précautions sont à prendre : oudoit d’abord placer l’animal sur un terrain aussi horizontal que pos-sible et le maintenir dans l’état de station fixe, la tête légèrementlevée et l’œil du côté de la personue qui va toiser couvert avec lapaume de la main. Quanta l’hippomètre, « on le place bien vertica-lement et au niveau du sommet du garrot, en ayant soin surtout quele bout inférieur ne s’enfonce pas dans quelque cavité. On abaissealors la traverse, après avoir desserré la vis, et on la fixe de nouveau àla taille exacte de l’animal, que l’on trouve indiquée sur la tige (1). »
(i) V. Lecoq, loe. cii., p. o02.