TARES DES MEMBRES.
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que sur les vieux, où les péronés (réunis à l’os principal du canonpar un ligament, seulement dans le jeune âge) sont complètementsoudés. On s’explique non moins facilement pourquoi ces exostoses seremarquent plus souvent aux membres antérieurs qu’aux membrespostérieurs et du côté interne qu’en dehors, si l’on se rappelle :
1° Que les membres antérieurs sont plus rapprochés du centre degravité ;
2° Que le poids du corps surcharge davantage les parties internes ;
3° Que les pressions éprouvées par les os sont proportionnelles auxsurfaces comprimées. Or, on sait que les surfaces articulaires des pé-ronés internes sont plus étendues que celles du côté externe.
Les suros sont simples (fig. 5), doubles , ou chevillés , lorsqu’il euexiste un de chaque côté se correspondant.
On les dit encore en fusée, lorsque plusieurs se suivent sur le mêmepoint.
11 arrive fréquemment que le suros ne fait boiter que dans le prin-cipe de sa formation, ou lorsqu’il est très développé, très reporté enarrière et gêne le jeu des tendons fléchisseurs. Le plus souvent, enfin,le suros s'éteint.
C. — PATURON
Formes (fig. 5, I, 3). — Les exostoses du paturon, formes phalun-giennes, ou mieux osselets, sont relativement peu fréquentes et causentou non des claudications. Elles siègent en général sur les faces laté-rales du premier phalangien ou sur les côtés de l’articulation de lapremière avec la deuxième phalange (fig. 5, II, 3).
d. — COURONNE
Formes. — Beaucoup plus fréquentes qu’au paturon, les tumeursosseuses de la couronne ont reçu les noms de formes coronaires ou deformes cartilagineuses , selon qu’elles se développent sur la deuxièmephalange ou dans l’épaisseur des cartilages complémentaires de l’osdu pied.
Ces formes sont très graves et font souvent boiter, surtout au début.
On les reconnaît à la tuméfaction dure, résistante, qui survient surles faces antérieures et latérales de la région coronaire.