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EXTERIEUR.

15° Chevaux qui ont le tic de l’ours. — Ce tic, consistanten des oscillations latérales de la tête et de l’encolure accompagnéesd’un balancement analogue et alternatif du corps sur les membresantérieurs, a l’inconvénient de fatiguer inutilement les chevaux etd’être souvent contagieux par imitation. On peut essayer de remédierh ce défaut en attachant l’animal avec deux longes, de manière à ceque la tête ne puisse plus se déplacer ni à droite ni à gauche.

10° Chevaux qui ont le tic de manger de la terre. —C’est une habitude vicieuse ou l’expression d’un besoin de l’orga-nisme, qui ne trouve pas dans les aliments ingérés une assez grandequantité de sels terreux. On y remédie à l’aide d’une muselière ou eumélangeant une certaine quantité de sel marin à la ration journalière.

17° Chevaux qui ont le tic d’avaler de l’air. — On dis-tingue le tic en l'air sans appui ou sans usure des dents , et le tic avecappui et usure des dents. Tous les deux sont aujourd’hui rédhibitoires.Ils ne diffèrent, d’ailleurs, l’un de l’autre, qu’en ce qu’il n’y a pas appuidans le tic en l’air, tandis que, pour effectuer le tic avec appui, l’ex-trémité inférieure de la tête est appuyée sur un corps résistant quel-conque (mangeoire, longe, bal-llanc, etc.). Dans tous les cas, il y adéglutition d’air, accompagnée ou non d’un bruit d’effort.

Les liqueurs ont l’inconvénient de se ballonner, d’être souvent atteintsde coliques, et, lorsqu’ils prennent un point d’appui, de causer des dé-penses inutiles à leurs propriétaires en dégradant les râteliers, man-geoires, harnais, etc. On arrive quelquefois à faire disparaître cedéfaut en supprimant le corps sur lequel le cheval s’appuie, en luitournant le derrière à la mangeoire, ou même encore en lui mettantun collier de cuir, dit collier antitiqueur, qu’on applique au niveau de lagorge et qu’on serre un peu plus que de coutume.

18° Chevaux qui gaspillent l’avoine. — Certains chevauxgais et joueurs perdent parfois une partie de leur ration d’avoine: ilsen saisissent une bouchée pleine; puis, tout en mangeant, ils regardentautour d’eux, (le façon qu’il en tombe beaucoup dans la litière. Onpeut combattre ce défaut en ne donnant qu’un peu d’avoine â la foisou en isolant les chevaux.

D’autres animaux jettent leur avoine hors de la mangeoire avecl’extrémité inférieure de la tête. On remédie à cette mauvaise habitudeeu recouvrant la mangeoire de barres métalliques transversales.