DES CHEVAUX VICIEUX.
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de la patience et de la douceur, on arrive à ferrer les chevaux les plusdifficiles. Si quelques-uns résistent aux moyens doux, il est rare qu’àl’aide du caveçon tenu par le maréchal, tandis qu’un aide cherche àlever le membre, ou n’arrive pas à de bous résultats. Les chevaux réel-lement méchants et les juments pisseuses seuls résistent quelquefois.
D’ailleurs, il est bon de savoir que certains chevaux veulent êtreferrés en compagnie de leurs camarades ou à l’écurie; que d’autres,enfin, se laissent plus facilement ferrer lorsqu’ils sont détachés oulorsqu’ils ont les yeux couverts, etc., etc. Dans tous les cas, il est tou-jours absolument prudent, avant d’acheter un cheval, de s’assurer s’ilse laisse bien lever les pieds.
5° Chevaux mordeurs. — On peut employer la muselière;mais le meilleur moyen de faire disparaître ce vice est de corrigersévèrement les chevaux aussitôt qu’ils veulent essayer de mordre, cequ’on reconnaît d’ordinaire quand on les voit coucher les oreilles.
6° Chevaux qui se cabrent et qui frappent du de-vant. — Le cabrer, lorsqu’il n’est pas une manifestation de la gaieté,est peut-être le défaut le plus grave qu’on puisse rencontrer chez lecheval, surtout lorsqu’en même temps celui-ci frappe du devant.Les cabreurs, en effet, peuvent non seulement renverser leurs cavaliers,mais se renverser eux-mêmes et blesser gravement ceux qui les mon-tent. On remédie quelquefois à ce vice en attachant les animaux courtà l’écurie et en employant la martingale lorsqu’on les attèle ou qu’onles monte.
Ce sont surtout les chevaux entiers qui se montrent enclins à mordreet à frapper du devant. On voit rarement disparaîre ce dangereux défaut.
7° Chevaux rueurs. — La plate-longe jetée en travers de lacroupe, d’un brancard à l’autre, est un moyen assez pratique de maî-triser les chevaux rueurs attelés. Quant aux chevaux de selle, le dres-sage seul peut faire disparaître ce vice. La jument a plus de tendanceà ruer que le cheval. D’où ce vieux dicton: Méfiez-vous du devant ducheval entier et du derrière de la jument.
Quoi qu’il en soit, le cheval animé de mauvaises intentions prévientgénéralement l’homme :
« S’il se dispose à mordre, à frapper du devant, à ruer, ses oreilles secouchent, ses yeux prennent une expression menaçante et sournoise, sesjoues se rident, ses lèvres se plissent, sa tête s’allonge vers l’homme.