DES CHEVAUX VICIEUX.
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pas moyen de remédier à ce vice également très grave. Il importedonc de chercher à le reconnaître lors de l’examen de l’animal en vente.
9° Chevaux peureux. — Les chevaux peureux exposent sans cesseceux qui les conduisent à des accidents graves. Mais, à moins que ledéfaut soit le résultat d’une défectuosité quelconque du côté des appareilsde la vision ou de l’audition, il disparaît assez souvent parle dressage.
10° Chevaux qui ont de l’aversion. — MM. Goubaux etBarrier citent des exemples très remarquables de chevaux ayant del’aversion pour certaines couleurs, pour certains objets déterminés,pour certains animaux, pour d’autres chevaux présentant une robedifférente de la leur. On ne peut guère remédier à ce vice.
11° Chevaux qui s’emportent. — Le cheval emporté se lanceà corps perdu devant lui; il n’a plus conscience de ce qu’il fait; il nevoit plus, n’entend plus, ne sent plus. Ce n’est plus un être vivant,c’est une machine en mouvement abandonnée à elle-même. Aussi, nedoit-on jamais hésiter à se débarrasser du cheval qui présente cedéfaut, d’ailleurs absolument irrémédiable, malgré les nombreuxmoyens préconisés pour le faire disparaître. D’un autre côté, aucundes systèmes mis en usage jusqu’ici pour arrêter les chevaux empor-tés n’est réellement pratique.
12° Chevaux tirant sur le licol. — Certains chevaux essayentde se détacher en se laissant tomber sur les hanches ; ils pèsent de toutleur poids sur la longe, jusqu’à ce que celle-ci se rompe ou qu’ils s’a-perçoivent qu’elle est trop résistante.
On qualifie généralement ce défaut en disant que le cheval tire aurenard. Deux moyens sont à tenter pour le faire disparaître - : le pre-mier consiste à effrayer le cheval et à le faire tomber en lâchant lacorde au moment où il essaye de la rompre; l’autre moyen, que nouscroyons de beaucoup préférable, est d’attacher l’animal à l’aide d’unlicol en corde ou en cuir, dit licol de force , si solide que, quelque forcequ’il déploie, il ne puisse parvenir à se débarrasser.
13° Chevaux qui sortent brusquement des bran-cards. — Certains chevaux, lorsqu’on les dételle, ont la dangereusehabitude de sortir brusquement des brancards. On prévient les acci-dents qui pourraient résulter de ce vice en s’entourant de précautionspour dételer l’animal qui le présente; mais le seul moyen d’y remé-dier est de couvrir les yeux du cheval.