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EXTÉRIEUR.
CHAPITRE XVII
DU CHEYAL MALADE
De même que l’étude des vices, l’examen des caractères géné-raux qui distinguent à première vue l’animal malade de l’animal enbonne santé nous paraît devoir nécessairement compléter les chapitresprécédents.
Quelques qualités physiques ou morales, en effet, que le chevalprésente, il est indispensable qu’elles coexistent avec un parfait étatde sauté, sous peine de perdre leur signification relativement à lavaleur de l’animal.
Or, c’est précisément dans le but de mettre le lecteur en gardecontre toute erreur qui pourrait résulter de la non-connaissance dessignes qui indiquent un trouble quelconque des fonctions animales, quenous nous sommes décidé à intercaler ce chapitre dans notre travail.
Laissant de côté les maladies dites externes , telles que blessures,plaies, tares des membres, affections de l’œil, de la peau, du pied,etc., etc., dont les plus importantes ont été précédemment examinéeset qu’il est, d’ailleurs, toujours assez facile de reconnaître, en ce sensqu’elles attaquent des organes sensibles à la vue, nous nous occu-perons exclusivement des maladies internes , locales ou générales, quiaffectent les organes et les fonctions plus ou moins hors de la portéedes sens (fluxion de poitrine ou pneumouie, entérite ou inflammationde l’intestin, fièvre typhoïde, etc., etc.).
Dans ce cas, outre les caractères particuliers à chaque maladie,caractères sur lesquels nous n’avons pas à nous étendre ici, ou cons-tate un ensemble de symptômes généraux qui, sans préciser le siègede l’affection, indiquent au moins que l’animal est malade.
Celui-ci, en effet, ne mange plus ou a perdu une partie do son ap-pétit. Il est triste, inattentif atout ce qui l’entoure, porte la tête basse,et se tient éloigné de la mangeoire au bout de sa longe (fig. 105 dutexte). L’œil a perdu une grande partie de son expression; les naseauxsont plus ou moins dilatés; les poils sont ternes et s'arrachent souventavec facilité; la respiration est accélérée; la bouche et la peau ont